II 8 NATURALIS HISTORIAL LIB. XXXVII.
existimavere, inter delubrum Mercurii, atque insulam Me-xoen : dixeruntque non ampliorem cucumis semine, aut
cette pierre dans l'e commerce , & quece n’est pas suivant les vues de l’His-toire Naturelle. Les Naturalistesnéanmoins se trouvent à - pen-presd’accotd avec eux. ^allerius remar-que , après avoir déterminé les dia-mants qu’il regarde comme de vraiesespeces , que ces pierres varient parla couleur & par le dégré de transpa-rence j le blanc m e m e 5t non colore,
áinsi que le jaune , le bleuâtre ou decouleur d’acier, & le verdâtre ne sont^úe de pures variétés'. Linnaeus portebeaucoup plus loin ces vues, il veutBlême que le rubis & le saphir nesoient que des variétés du diamant.WolterfdorfFne parle que du diamantblanc, comme espece , il se tait surîous les autres. Ces Auteurs agissenten cela conséquemment aux idéesqu’ils s’étoient formées fur les pro-priétés qui doivent établir le caractèrespécifique de ces pierres : c est dansla figure que le premier l’établit ; lefécond , daijs quelques qualités quidépendent du côrps où ces pierres seforment • le troisième, dans leur cou-leur. Celui-ci plaçant toutes les pier-res; précieuses fous un seul genre,mec en tête le diamant n ayant amcurie couleur , Sc doit , sans doute ,regarder comme des variétés de to-pase,. de rubis , de saphir , Sec. lespierres que les. autres regardent com-me des variétés de diamant. Ilsembleque l’on poorroit conclure quelquechose de semblable de l’arrangementque Liuriauis a mis dáus ces pierres ,,aa Le pourroit du moins pour le" rubis.
Sc le saphir. Je serois assez du senti-ment de A4. Woltetsdorff, si cepen-dant c’est le sien , puisqu il ne s’est.pas formellement déclaré là dessus,le plus ou le moins de dureté ne doitpas réellement mettre une différenceessentielle entre des pierres , qui con-viennent par d’autres propriétés ; ainsien convenant de regarder comme unrubis, toute pierre rouge, comme unsaphir , celle qui seroit bleue , & ainsides autres ; les diamants qui auroientcette couleur, seroient des variétés deces especes de pierre : ou sil’onaimoitmieux regarder la dureté comme laqualité puemiere du diamant , les au-tres pierres ne seroient que des varié-tés de celles ci, étant beaucoup moinsdures que le diamant. II y a cependantdes nuances infinies dans la dureté ,depuis celui qui est d’un grand jaune,q.u'on appelle jargon & qui est moinsdur que Le vrai diamant ; alors lesvariétés de cette pierre ne consiste-roient que dans le plus ou le moinsde vivacité Sc de netteté dans son eau :disserence que les Jouailiiers saventsi bien distinguer, de sorte qu’iis ap-pellent ces pierres diamants de lapremiere , de la seconde , de la troi-sième eau, &c. selon qu’elles sont plusnettes & plus brillantes.
On ne disconvient point que lesdiamants, lorsqu’ils font bons ou qu’ilsne font point taillés, se peuvent assezaisément reconnoître de toutes les au-tres pierres précieuses par le glacé dèla croûte dont ils font couverts. Cettecroûte n’a ce luisant, que dans le dia-