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Tome douzieme.
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HISTOIRE NATURELLE, L I Y. XXXY I I. 2. 19

pie de Mercure & l’iíle de Méroé : ils ont dit qu’il n’étoit jamais;plus gros qu’une graine de concombre, & qu’il lui reíTembloit

mant, & cette propriété est bien diffe-rente du poli qu’onc les crystaux de ro-che. Cescrystaux semblent en quelquesorte être naturellement polis, mais lediamant, malgré la glace de fa croû-te , ne laisse aucun doute qu’il ne soitbrut. Cette croûte est ordinairementblanchâtre,quelquefois verdâtre, maisces deux couleurs ne décident pas cel-les que le diamant aura lorsqu’il seraraillé. Le diamant dont la croûte estverdâtre,est allez communément blancaprès la taille , & celui qui a une croû-te blanchâtre, est alors très souventbrun. Cette croûte sembleroit doncêtre un caractère distinctis du genredu diamant, de sorte que les especesde cette pierre, seroient les diamantsdont les couleurs seroient bien déter-minées, les variétés , les nuances deces couleurs, ou les degrés d’une plusou moins grande dureté, les différen-ces dans la configuration, dans la gros-seur, & dans les accidents qui dépen-dent de certaines glaces ou de certai-nes parties étrangères renfermées dansle corps du diamant lorsqu’il se forme.On pourroit peut-être ne regarder cesderniers accidents que comme des dé-fauts. Tavernier rapporte qu’un dia-mant qui pesoit 104 karats, ou 416grains , à quatre grains pour chaquekarat, quoique d J une assez belle eau,eontenoit 8 karats d’une matière quiressembloit à de l’herbe pourrie. Lescrystaux de roche fournissent plus d’unexemple semblable , qui rendent plusqve vraisemblable ce que Tavernierdit de ce diamant. Cette pierre , cu-

rieuse pour un Physicien & un Naturaliste, en ce qu’elle peut éclairer sur lafaçon dont elle peut se former, perdbeaucoup aux yeux d’un Jouaillier,qui cherche, autant qu’il peut, despierres fans défauts ; & il faut avpuerque c’en est un grand dans un'dia-mant de contenir ainsi quelque sale-tés. Aussi, celui qui possédoit la pierredont Tavernier parle, trouva t il dif-ficilement à s’en défaire , &- un Hol-landois qui l’acheta, fut allez heu-reux , en la faisant scier en plusieurs

pieces , pour qu’elle souffrît cette di-vision sans se briser en morceaux irré-guliers , comme cela arrive assez sou-vent à ces fortes de pierres. Encore,dit Tavernier, malgré cet avantage,il n’y trouva pas son compte, cettepierre ayant toujours été tenue à unhaut prix, à cause de sa giostenr, quoi-qu’elle eût un défaut auffi considéra-ble. Celui dont dépendent ces glacesdont on a parlé, ne consiste que dansdes especes de cassures qui arrivent na-turellement, ou lorsqu’on veut éprou-ver & tailler ces pierres. Peu aprèsleur formation , lorsqu’elles font en-core molles, elles peuvent.souffrir unecommotion ; alois quelques partiess’écarteront un peu les unes des au-tres , formeront ainsi de petites fen-tes qui donnent naissance à ce qu onappelle des glaces. Les pointes & lestaches dont il est parlé dans le pasta-ge que l’on a rapporté d’après Gersaint,ne sont probablement dpes qu’â quel-que matière hçterogene qui s’est melée a celle qui est propre au diamants

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