ilO NATURALIS HISTORIA L I B. XXXVII.
colore dissimilem inveniri. Nunc genera ejus fex noscun-tur : Indici, non in auro nascentis, sed cjuadam cryftalii
il doit même être pliis surprenant qu’ily ait des diamants fans défauts , qu’ílne l’est qu’il s’en trouve souvent dedéfectueux.; Les diamants-se formentsans doute í comme on l’a dit autrepart, d'unë matière dissoute dans unfluide, qui s’artacKë le lòng des paroisde quelque rocher, ‘ou dans des cre-vassés, dans des fentes de montagnes,Lr dès lors il peut très aisément se mê-ler quelques parties de la matrice, oùils se forment, d'celles dont ils doi-vent être composés, & on ne devroitpas être plus étonné de trouver del’herbé pourrie dans un diamant quetoute autre chose , quelques brinsd’herbc pouvant être facilement en-tourés du liquide qui charte la ma-tière du diamant, & ce brin d’herbepouvant même servir de noyau oud’appui, sur lequel le liquide déposele s parties dont le diamant doit êtreformé.
Ces réflexions conduisent naturel-lement à parler des endroits ou desmines dont on tire les diamants. Per-sonne ne nous a instruit fur ce pointimportant de l’històire des diamants,comme Tavernierq, aufli est-ee de luique l’on empruntera, ce que l’on s’estproposé d’en dire. Tavernier décrittrès succinctementi il est vrai, quatrede ces mines. L’une est dans des mon-tagnes de fable chargées cìe rochers &de taillis, que cet Auteur compareaux montagnes-des environs de Fon-tainebleau en France. La seconde estdans «ne plaine, & elle se continuejusque dans les montagnes voisines.
la troisième & la quatrième n’enfonrpas, à proprement parler , puisque lesdiamants qu’oir en tire, ne se trou-vent que dans le fable de deux riviè-res, qui entraînent probablement cespierres des montagnes-où font ces mi-nes. L’une de ces rivières s’appelleSuecadan, elle est de Fille de Bornéo,-l’autre est d u royaume de Bengale,on la nomme Gouel, elle coule prèsd’un gros Bourg, dont le nom est Som-nelpour, ce qui fait, dit Tavernier ,qúë cette mine peut porter Fun ou-l’aurre nom. La seconde des quatremines est à sept jou rnées de Golcondo,en tirant droit au levant, elle est ap-pellée Gani en langue dit pays, &ûCoulour en langue Persienne, la pre-mière est à cinq joui nées de Golcondo-& à huit ou neuf de Viíapour, elle estfur Itzs terres du Roi de -Visapour,.dans la province de Cornatico, & lslieu s’appelle Raolconda. La plus an-ciennement connue de ces mines, estcelle de Gouel. On ne connoit pasFépoque de fa découverte, Tavernierdu moins n’en dit rien, non plus quede celles de Suecadan. 11 fixe celle deRaolconda à deux cents ans du remsoù il l’avoit visitée, & cela fur le rap-port des gens dia pays. 11 raconte dela maniéré suivante, comment cellede Gani fut trouvée.
.11-y a environ cent ans que cettemine a été découverte , & ce sut parle moyen d’un pauvre homme, qui,bêchant un bouc de terre où il vou-loir semer du millet, trouva une poin-te native pesant à peu-près 15- karatSé