Band 
Tome douzieme.
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Z1Z NATURALIS HISTORIA L I B. XXXVII.

cognatione. Siquidem & colore translucido non differt,Ôc laterum sexangulo Levore turbinatus in mucronem : aut

avec de la colle composée de safran &de gomme, afin qu’elle puiíTe tenirsept à huic grains de ris quil appliquedeíïus/Puis s’étant lavés le corps avecde l’eau que chacun apporte dans unpot, ils se mettent tous en rang pourmanger ce qui leur est présenté dansle festin que le maître qui les met enbesogne, leur fait au commencementdu travail, pour leur donner courage8c les porter à s’en acquitter fidèle-ment. Ce festin ne consiste en autrechose qu a chacun son plat de ris, quileur est distribué par le Bramin, par-ceque chaque idolâtre peut mangertout ce qui vient de la main d’un deleurs Prêtres, au lieu qu’il y en a en-tre eux de si superstitieux , qu ils neveulent pas manger ce que leurs fem-mes ont apprêté, & qu’iìs aimentmieux faire eux-mêmes leur cuisine.Le plat où est le ris qu’on leur sert,est fait de feuilles d’arbres attachéesensemble, & qui restemblent en quel-que sorte à nos feuilles de noyer. Deplus, on leur donne à chacun environun quarteron de beurre fondu dansune petite caste de cuivre, avec quel-que sucre.

Le repas fini, chacun commence àtravailler , les hommes à fouiller laterre, & les femmes &c les enfants àla porter dans la place qui a été pré-parée , comme il a été dit ci devant.Ils fouillent jufqu’à dix ou douze &quatorze pieds de profondeur, mais dèsqu’ils ont trouvé l’eau, il n’y a plussien à espérer. Toute la terre étant por-tée dans cette place, hommes, femmes

& enfants prennent avec des cruchesl’eau qui est'zdans le creux qu’ils ontfait, & la jettent fur la terre qu’ils enont ôtée pour la détremper, la laistantainfi un jour ou deux, selon la dure-té de la terre, jusqu à ce qu’eile vien-ne comme en bouillie. Cela étant fait,ils ouvrent les trous qu’ils ont faits àla muraille pour donner passage àl’eau, & en jettent encore d’autre par-de st US, afin que cela entraîne tout lelimon ; de forte qu’il n’y reste que lefable. Il y a telle terre qu’il est besoinde laver deux ou trois fois. Ensuiteils laissent secher le coût au soleil, cequi est bientôt fait à cause de sa gran-de ardeur. Ils ont de certains paniersfaits à peu-près comme un van, danslesquels ils mettent de cette terre ,laquelle ils secouent comme quandnous voulons nettoyer le Bled. La mê-me pouffîere s’en va, & le gros demeu-re, qu’ils remettent après fur cetteterre.

Toute cette terre étant ainsi vanée,ils l’étendent avec une efpece de ra-ceau, 8c la rendent la plus unie qu’illeur est possible. Alors ils se mettenttous ensemble sut cette terre avec cha-cun un billot de bois, en forme degros pilon, large par le bas d’un demi-pied, 8c ils en battent la terre en allantd’un bout à i’autre, toujours barrantpar deux ou trois fois. Après ils la re-mettent dans des paniers , 8c la van-nent comme ils ont fait la premierefois j puis ils retendent encore, 3cils se mertent enfin tous ensemble àun des bords pour manier cette terre 8c