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Tome douzieme.
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1^.1 NATURALIS HI ST ORI M LIB. XXXVII.

los implent, nec satiant. Quin 6c ab intentione alia obscu-rata > aspectu smaragdi recreatur acies. Scalpentibusque

appelloit émeraudes cuivreuses , neportoient ce nom , que parcequ’ellesavoienr des veines de cuivre : on pour-roic ainsi en composant les noms decelui qui a la matiere'liée avec l’éme-raude , 8c de celui de rémeraude ,augmenter considérablement les pré-tendues especes de cette pierre ; maisl’on sent que ce ne íont simplementque des défauts , comme Pline le re-cònnoît de la plupart, & en particulierde celle où l'on voyoit cette défec-tuosité que l’on appelloit fanion , ouchair de pierre précieuse. Cette chairn’étoir, a ce qué je pense , que quel-que matière sparhéuíe qui étoit adhé-rente ou incrustée naturellement dansI’émeraude. Tout le monde fait queJe spath a quelque chose de gras 8cd’onctuéux au toucher & à la vuemême , 8c le spath se trouve assezcommunément attaché avec les mé-taux & les pierres précieuses. Quoi-que Pline dise áu Chapitre r o de celivre que la pierre farcîtes ressemble àde la chair de bœuf , qu’il ne parlepoint autre part de cette pierre, si cen’est ici, où il fait mention de la chairdes perles, & qu’ainsi on peut regar-der ces deux pierres comme n’en fai-sant qu’une , on ne peut gueres re-fuser J’explícafion qué nous donnonsdu fanion j puisqu’iî y a du spath quia une teinte rouge , Sc qui pourroitainsi être facilement comparé à lachair de cet animal. La pierre quePline nomme tanos -, ne me paroîtaulïì qu’une espece de spath, & peut-être Celui qui est d’un mauvais verd,

assez communément rempli de saletés»8c que l'on appelle ordinairement pris-me d emeraude. Cette matière pour-roit se trouver incrustée , ou inséréemême dans de vraie émeraude , il n’yauroit en cela rien que de très natu-rel, & il l’est même beaucoup qu’unepierre que l’on regarde comme celleoù l’émeraude se forme , dont mêmeelle est peut-être en partie formée , setrouvât attachée & même enclavéedans une émeraude parfaite. Au reste,quelle que soit cette pierre, elle nechange rien à l’essence de rémeraude,8c ne peut en former une espece dif-férente ; c’est un pur accident qui estdû à l’espece de confusion où les fos-siles se trouvent dans les montagnesoù ils se forment.

C’est aussi à une formation inter-rompue par quelque matière étran-gère , que l’on doit attribuer ces figu-res de pavots, d’oiseaux, de postions,de petits quadrupedes , 8c d’autreschoies semblables que l’on remarqueselon Pline dans- les émeraudes dupàys des Medes. Ce font fans doutedes vapeurs, même des matières mé-talliques , ou des parties terreuses depierres qui se sont introduites dansces sortes d’émeraudes , 8c qui y ontpris un arrangement singulier , queî’ímagination aide, réalise, person-nifie comme on l’a dit autre part, lors-qu’il s’est agi de ces pierres en parti-culier.

La grandeur de certaines émerau*des dont Pline parle n’a probablementpas plus de réalité, elle en a encore