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Tome douzieme.
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r .48 N A TU R A L I S HISTORIA L I B. X XXV 11.

radiantes, & visum admittentes, ad craíïìtudinem fui faci-litate translucida : quod etiam in aquis non juvat. lidem

d’autres marchandises de prix. S’il setrouvoit des pierres précieuses danslà quantité de ces différentes mar-chandises, M. Maillet en auroic fansdoute parlé préférablement à cellesqu’il désigne, & il n’y a pas lieu decroire qu’il les eût comprîtes fous lenom général de marchandises de prix.Ainsi , on pourroit être fondé à croirequeTEthiopie, qui est une si grandepartie de lAfrique, n’est pas riche enémeraudes. On pourroit appuyer cesentiment, du moins pour l’Afriqueoccidentale, du silence que le PereCavazzi a gardé dans fa Relation his-torique de TEthiopie occidentale surles émeraudes, & même fur les autrespierres précieuses. Le P. Cavazzi quiparle beaucoup des richesses de cepays, de ses différentes mines, se taitentïéretnent par rapport aux pierresprécieuses, matières très' propres ce-pendant â faire váloir ce pays, quele P. Cavazzi semble avoir pris enaffection. Que l’on procure, commeje l’ai fait, la nouvelle histoire d A-byffinie, ou d’Ethiopie, de M. Ludolf,le voyage de Guinée, par M. Bosman,celui de Vincent Leblanc; que Ionfeuillette la collection deS voyages deM. l’Abbé Prévost, on ne trouvera au-cune preuve de çe commerce de pis»res précieuses de l’Europe avec l'Afri-que. On lit feulement, à l’article del’Histoire Naturelle du Royaume deCongo, dans la collection des voya-ges , que lés montagnes de ce Royau-me, qui renferment différents mar-bres, du jaspe, du porphyre, Sc autres

pierres semblables ont auffi une fortbelle pierre marquetée, dans laquelleil se trouve de fort belles hyacinthes:c’est-à dire, que les raies ou les vei-nes qui font distribuées par - tout lecorps, peuvent en être tirées commeles pépins d’uné grenade, & tombentalors en petites pieces du plus parfaithyacinthe. En un mot, il faut queles pierreries y soient fort rares , ouplutôt qu’il n’y en ait pas du moinsde découvertes, puisque, selon Dap-per , la couronne même du Roi d E-

thiopie 11’est embellie que de pierres

faúíles.

II ne me paroît pas que l’on puiffetirer des lumières plus sûres, touchantles émeraudes de la Bactriane, de laPerse, &de la Médis, des Voyageursqui ont pu traverser ces différentsétats. Ceux du moins que j’ai lus, ou-tre Tavernier, ne décident rien furcette matière. Oléarius, qui, dans larelation de son voyage, parle de quel-ques endroits où il fe trouve des fossi-les d’un prix beaucoup audeíïous deTémeraude, ne parle en aucune façonde ces pierres.OÎéariiis donne une des-cription succincte des différentes pro-vinces qui composent le pays que nousconnoiffons fous le nom de Perse.L’Assyrie, la Perse, la Médie, l’Hir-eanie, 8c9. ne font maintenant queles provinces de ce vaste Royaume.Òléarius a traversé plusieurs de ces pro-vinces , en s’infontìant de ce qui pou-vois avoir rapport à l’histoire naturel-le , il nous donne des coiinoissancesfur quelques-fossiles j par exemple,

nuellement