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Tome douzieme.
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HISTOIRE NATURELLE, LIV, XXXVII. 2.49

n uellement, quoique doucement ; elie est diaphane, ensorte que,quelqu’épailse quelle soit, on voit facilement a travers: &: cettetransparence ne fait pas moins de plaisir que celle d’une onde

les environs de Firusca, qui est unedes principales villes de la provincede Kilan, ou l’ancienne Hircanie,donnent les plus belles turquoises dela Perse. Mursula, ville de cette mê-me province, est recommandable parsa mine de fer, qui formoit les ou-vriers en fer dont cette ville est rem-plie. Les tours d’Ardebel font bâtiesde pierres de plusieurs couleurs, levoisinage de cette ville n’a rien deplus remarquable que le grand nom- „

bre, & la variété de ses íources d’eauxminérales. Celle qui est nommée 8e»debe, & qui estau pied du montSebe-lan,est tiede; une autre appellée Abko.tur,qui esta trois lieues de la premiere,est snlphureuse. L’eau est bouillante,c’est-à-dire , très-chaude, aux fontai-nes de Meul, d’Andau & Randau,elles font de même que celles de Ser-debe & d’Abkotur, peu éloignées dumont Sebalan : à une denii-lieue d'At-debil, il y a un étang, ou plutôt unegrande marre, nommée Seherkol. 11est tout couvert de grandes pierres desalpêtre & de sel, comme d’une croû-te de glace, où les personnes attaquéesde maladie de la peau, vont se bai-gner. La ville de Caswin a, vers lesud-fud-est, la montagne d’Elwend,qui est une partie du mont Taurus,& la plus considérable de route la Per-se, à cause de ses grandes & belles car-rières de marbre blanc. L’acier se tiredes mines de ce métal, qui font auxenvirons de Néris, à quatre journéesd’ifpa-han, & dans la montagne de

tome XII,

Demawend, qui en renferme aussi defer. L’on tire du marbre d’Ervan. Olea-rius , parlant ensuite de la Perse engénéral, dit que son terroir, à la ré-serve du Kilan, qui est très fertile, estsablonneux &c stérile dans la plaine,& parsemé presque par - tout de peti-tes pierres rouges. La récapitulationqu’Oléarius y fait enfin des différentsfossiles de la Perse, ne renferme pasdavantage d’émeraude, que le détailoù il est entré.

On peut aussi compter, dit-il, par-mi les fruits de la Perse , la Naphte,qui fort de plusieurs sources, auprèsde Balai, &Te sel que l’on tire desminières de Nachtsican : mais il estbien plus beau & clair comme le crys-tal, en Kub, Vriimi, Kemre , Heme-dan , Bisethun, Suldus & Kilisime. IIn’y a point.d’autres mines où l’on tra-vaille. Il y a bien quelques forges àMasula & à Kentsé, mais le meilleurferse tire à Masula, où il est si doux& si maniable, qu’il cede áu marteau,même étant froid, II y a des minesd’or & d’argent, entre Sérab & Mi'a-ne, mais l’on n’y peut travailler fautede bois, qui est si rare, que le profitque l’on piétendroit en tirer, ne paye-roit point la dépense- Entre Pinnaros& Scamachie, on voie une montagnede pierre spcculaire ou gypse, qui pa-roiísoit au soleil comme un monceaude diamants.

Si Oleàrius parle des pierres pré-cieuses qu’il a acbetées ou qu’il a vuesfur les ustensiles de table du Roi de

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