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Tome douzieme.
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ZJO NATURALIS H I STO R Ii LIB. XXXVII.

plerumque & concavi, ut visum colligant. Quapropterdecreto hominum iis parcitur, scalpi vetitis. Quanquam

Perse, ce n’est toujours que des tur-quoises, 'des rubis ou des grenats qu’ildésigne.

J’ai acheté, dit notreAuteur, des tur -quoises qu’ils appellent Firují j & quise trouvent en grande quantité auprèsde Nisabur & Firusku , de la grosseurd’un pois , Sc quelques - unes de lagrosseur d’une féverolle, pour vingtou trente fols , au plus. Les rubis 8c, les grenats y étoient aussi à fort bon

marché.Toute la vaisselle étoit

unie & fans façon, sinon que le flacon& la tasse destinés pour le vin du Roi,que les Perses appellent Surahì &Piali , étoient chargés de rubis & deturquoises.

Enfin, un Auteur de l’exactituded’Oléarius , nous auroit fans doutedit quelque chose des émeraudes dePerse, s’il y en eût eu maintenant desmines de connues , lui qui ne fe con-tente pas de parler des fossiles quipeuvent entrer dans le commerce ouqui peuvent nous faire connoître lanature du fol de la Perse , par rapportaux vues de politiques, mais qui amême remarqué des faits intéressantsfeulement pour les Naturalistes. Unemontagne des environs de Pirmaraas,dans laquelle on a creusé des Cham-bres & des cavernes, prises dans leroc même , fait voir fur son sommetdes coquilles de moules, & en quel-ques endroits en si grande quantité ,qu fil semble que toute cette rochen’est composée que de sable & decoquilles. On trouve une semblablequantité de coquilles dans la monta-

gne où est situé Tarku, ville princi-pale du Dagestan. Les rochers de cettemontagne ne font presque composésque de ces fossiles. II n’y a pas d’es-pace de la largeur de la main où l’onn’en trouve, pour le moins, cinq à six,la plupart de la grosieur d’une noix.Le roc y est dur comme des cailloux.Je ne parlerai pas de quelques parti-cularités remarquées encore par Oléa-rius ) comme certains grains sembla-bles à l’or, que le Kilisar, dont l’em-bouchure est à huit lieues de Terki,entraîne avec lui. Ces grains pour-roient bien n’être que des paillettestalqueuses. Je renverrai aussi à l'Au-teur fur les déserts d’Astracan, où l’ontrouve des marais salins , de mêmeque pour les animaux & les plantes,qu’Oléarius a observés dans le coursde son voyage. 11 sufíit ici d’avoir don-né une idée du goût d’Oléarius pourrhistoire naturelle, & de démontrerainsi qu’il est plus probable que cetAuteur auroit eu connoissance desémeraudes , s’ìl y en avoir eu des mi-nes ouvertes dans les pays dont il faitmention.

Le silence que d’autres Voyageurs,comme Chardin , M. Otter , gardentfur la même matière, est encore unepreuve de cette opinion. On ne trou-ve rien , dans le Journal, du voyageque le premier a fáit en Perse & auxIndes, qui ait rapport aux émeraudes,& même rrès - peu de chose touchantl’histoire des fossiles. M, Otter, quidonne plus de connoissance de cesmêmes matières,est aussi réservé qu’au«