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Tome douzieme.
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HISTOIRE NATURELLE, L I V. XXXVII. 2 j i

claire & limpide. Les émeraudes sont le plus souvent concaves ,afin de réunir les rayons visuels : c’est pourquoi on les laide tellesquelles sont, &: on ne permet pas de les graver. II est vrai que

cun autre fur les émeraudes. On trou-vera autre part les observations de ce-lui-ci. Je ne me les rappelle pas main-tenant.

Dapper est le seul qui usait paruparler des émeraudes de Chypre, maiscomme il ne dit que ce qu’on lit dansPline, son suffrage ne peut entrer enpreuve. Je ne connois pas même enfaveur des émeraudes de l'A trique ,appellée maintenant le Duché d’A-thenes , une preuve si incomplets.Ainsi on peut, à ce que je crois, con-clure de tout ce que nous avons dit,que les émeraudes Orientales & Euro-péennes , dont il est parlé dans Pline,pourroient bien être en effet routesOccidentales, comme Tavernier l’aavancé. On ne trouve pas, du moinsautant que j’ai pu m’en assurer parmes recherches, de preuves dans lesNaturalistes Sc les Voyageurs moder-nes Sc du moyen âge, de l’histoirenaturelle, qui puissent prouver le con-traire, Sc tous les Auteurs qui distin-guent les émeraudes en orientales Scoccidentales, suivent plutôt en celale préjugé reçu , que des observationsparticulières qui soient une preuve deleur sentiment. La différence mêmede dureté que l'on remarque entre lesautres pierres précieuses d’Orient oud’Occident, n'a pas lieu pour les éme-raudes. Elles four routes égalementdures , ou la différence n’est pas aussigrande qu’entre les autres pierres, onn’y trouve que celles qui doivent êtreentre les individus de la même forte

Sc non-celle de forte différente.

Que pensera t on donc des emerau-des de l’Angleterre dont Boot parle èBoot parent avoir été mal instruit.Cambden & les autres Auteurs d’An-gleterre, Sc ce qui est essentiel danscette matière, les Naturalistes n’ontpoint confirmé cette assertion. Ainsi,on ne peut en rien conclure pour lesémeraudes d’Europe. De Lac't paroitpencher vers ce sentiment. De plus ,que penser de tout ce que Pline ditdes différentes especes d’émeraudes,& de ce que nous avons allégué pourprouver que ces especes, ou plutôtces variétés , pourroient être réelles ?Quand nous avons rapporté les re-cherches que nous avons faites pourconfirmer ou renverser le sentimentde Tavernier, nous n’avons pas cepen-dant prétendu infirmer celui de Pli-ne. II n’y a nulle impossibilité qu’il nese trouve des émeraudes en Orient Scen Europe. Il pourroit par conséquenty en avoir eu des mines dans les en-droits que Pline cite, & que ces minesne nous fussent plus connues main-tenant. Tous les pays nommés dansPline, font de nos jours plongés dansune ignorance presqu’entiere des let-tres , & fur - tout l’histoire naturelle ,Sc quoique le commerce y fleuristedans plusieurs de ses branches , ilne psnt s’enrichir par les émeraudesOrientales & Européennes : les Natu-ralistes n’ont pas un libre accès dansles pays où ils pourroient faire des re-cherches, C’est donc d eux seuls qu’il

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