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Tome douzieme.
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2J4 naturalis historia li b. xxxvii.

dem, qua specula, ratione supini imagines rerum reddunt.. Nero princeps gladiatorum pugnas spectabat smaragdo.

Cette derniere propriété rend lecaractère de la pierre imparfait, puis-que , suivant Wallerius, l’émeraudeest un peu attaquée par la lime. L afigure hexagone n’étantpas auffi tou-jours celle que la pierre affecte , puis.qu’au rapport de M. Wallerius elle estcylindrique ou cubique , prismatiqueou quadrangulaire, que ses côtés fontinégaux & ses angles obtus , il paroi tqu’il ne faudra pas non plus avoir■ égard à la figure de cette pierre pourla définir , à moins qu’on ne la déter-mine en général par le nom de pierreprécieuse poligone ; à cette propriétél’on pourroit joindre son degré dedureté , sa couleur & sa transpa-rence , propriétés qui varient encorebeaucoup, & qui ne peuven t être admi-ses qu’avec beaucoup de restriction, demême que celle de résister au feu, queWallerius adoptoit avec beaucoupd’autres Auteurs, puisque cette pierrene «endroit pas au feu du miroir ar-dent , &c fans doute à un fèu de ré-verbéré long 8c des plus violents.

Les différences par la figure, queWallerius a reconnues dans l’étnerau-de , pourroient faire croire qu’il y aplusieurs especes de cette pierre5 moi,je pense que ces différences ne dé-pendent que d’une cristallisation plusou moins parfaite, & que les obstaclesquë cette pierre trouve dans fa forma-tion en sonr cause , peu r-être aussi queles frottements que cette pierre peutsouffrir dans les mines, lorsqu’elle estdétachée de sa matrice, y contribuentaussi beaucoup. L’on peut tirer des

émeraudes , non-seulement de leursmines même , mais en ramasser*dansles ravines & les rivières qui peuventen recevoir les eaux. Je ne puis ce-pendant assurer cette conjecture ,ìfayant lu aucune observation quipuisse lui être favorable. L’Auteurqui , de tous ceux que je connois, &qui ont écrit fur le Pérou , nous aitéclairci le plus fur les émeraudes , est

Dom George Juan , dans son voyagehistorique de l’Amérique méridionale.11 est presque le seul qui ait bien dé-signé les endroits où il y a des minesde ces pierres, & si la conjecture dsTavernier étoit constatée , Dom Geor-ge Juan se roi t celui qui auroit biendéterminé le pays naturel aux éme-raudes.

On en trouve , selon cet Auteur,dans plusieurs cantons du Pérou ;celles que l’on nous en apporte main-tenant se tirent de la Jurisdiction deSanta-Fè, elles font inférieures à cellesque les Jurisdictions d 'Atacam.es & deMarna , fournisioient abondammentaux anciens Indiens. Ces mines nousfont inconnues ; ce n’est, fans doute,que faute d’attention & de foins , dumoins celles de la Jurisdiction d’Ata-cames, puisqu’on sait jusqu’au quar-tier où ces mines étoient, & qu’il Rap-pelle Coaquis ou Coaques. On n entrouve de nos jours que dans les tom-beaux des Indiens de ces deux Juri-dictions. Le Corregiment de Paeajesrenferme auffi une des mines , elle esttrès bien connue , mais on n en tireaucun profit, & on n’y travaille pas.