2 J 8 NATURALIS HISTORIAE LIB. XXXVII.
tas, nec minus vitii. Et quantum smaragdi à gemmis dis-tant, tantum Scythici à cceteris smaragdis. Proximam lau-dem habent, sicut & sedem, Bactriani, quos in commissu-ris saxorum colligere dicuntur Etesiis flantibus. Tuncenim tellure internitent, quia iis ventis maxime arenas mo-ventur. Sed hos minores multo Scythicis esse tradunt. Ter-tium locum iEgyptii habent, qui eruuntur circa Coptonoppidum Thebaidis in collibus, ex cautibus. Reliqua ge-nera in metallis aerariis inveniuntur. Quapropter principa-
,, cription qu’il en donne convient» à merveille au péridor : il dit qu’on» en tiroir quelques-unes de Piste de» Chypre, Sc d’autres d’Egypte, d’A-„ rabie, où on les faiíoit servir d l’or-» nemen t des édifices. Il parle des éme-» raudes de Scythie, de la Bactriane,„ de la Perse : à la bonne heure ; ce,, sontauffi des mêmes lieux d’où nous,, vient le péridot, que l'on appelle» Oriental, Sc qui est très dur.
« Nous entendons par péridot une-» pierre d’un verd jaunâtre, qui», vient de Chypre : quelques-uns» l’appellent émeraude bâtarde. Cel-» le-ci n'est point estimée, à cause deft son peu de dureté ; cependantn quand le jaune ne domine pas» trop, la couleur en est fort gaie Sc» agréable à la vue : on en trouve„ d’une grosteur considérable. II y en*> a auffi qui viennent d’Arabie,de» Perse, qu’on nomme Péridots d’O-» rient : ils font beaucoup plus durs» que ceux de Chypre, prennent un« poli plus vif, font d’un beau verd»» de printems, avec une teinte jaune,
„ Sc paroistent fournir les différentes» nuances de verd que Pline attribue
» àlemeraude.
» Plusieurs raisons me font croire» que les Anciens n’avoient point l’é-», meraude. Premièrement nous ne» trouvons aucune gravure antique», fur une véritable émeraude, mais*» beaucoup fur des primes d’éme-» raude & fur des Péridots. Je fais„ que Pline dit qu’on faiíoit tant de„ cas de cette pierre, qu’il y avoir», défense d’y rien graver : mai s une» telle loi ne fubsistoit qu’à Rome,» 6c encore dans un tems limité j Scn cette loi peut convenir également»» au péridot. Nous savons de plus» que toutes les émeraudes, que nous» appelions Orientales ou de vieille» roche, viennent desmines de Manta» au Pérou, ou de la vallée de Tun->» ca, entre les montagnes de lanou-», velle Grenade 8c de Popayan, doit» on les transporte à Carthagene.» Celles qui viennent de l’Orient y» ont été portées du Pérou par les» istes Philippines, d’où ensuite on» les a fait passer en Europe. Enfin« je ne crois pas qu’on puisse se refu-» fer à une autorité austì forte en cew genre,que celle de Tavernier,qui