2.68 NATURALIS HISTORIAI LIB. XXXVII.
videntur. India eos gignit, raro alibi repertos. Poliunturomnes sexangula figura artificum ingeniis, quoniam hebes-
jours un peu de jaune ; & si foncé quele jaune foie , il á toujours un peu deverd. La couleur de l’huile, celle mê-me de certaines cires jaunes, ont unpetit cóup-d oeil jaunâtre qui peut ap-procher de ;çelui que certains bérylspeuvent.avoir. ,11 n'y a que le rougede l’hyaciiuhe qui emporte avec luiun peu plus de difficulté ; mais commecette couleur n’est pas franche, qu elleest un peu nuée de jaune, ce jaunepeut très.bien tenir de celui des bérylsde couleur de cire ou d’huile j ce quisemble même avoir été reconnu parPline, puisqu’il y a lieu de penser quetoutes les pierres, qu’il met au nom-bre des béryls, avoient un fond verd.Cette derniere difficulté feroit levées’il étoit vrai que Pon dût entendre lemot de hyacinthì^ontes , comme le veutGabelchover, dans ses notes fur Bac-cius. II prétend qu’il signifie que cespierres font des hyacinthes entouréesd’une bande ou d’un anneau quelcon-que. II se fonde sur ce que la termi-naison du mot Latin lui paroi t venird’un mot Grec qui signifie zone. Unetelle explication emporte avec elle saréfutation, & on ne peut fe refuserau sens que tous les autres Auteurs luidonnent ; savoir, que ces pierres ap-prochent de l’hyacinthe pat la cou-leur.
Au moyen de ces remarques, il est;aisé de concilier les différentes défini-tions que l’on a données du béryl.MM. Wolterfdorff & Linmeus le dé-signent par s a couleur d’un verd tirantfur le bleu. M. Wallerius compare
cette couleur à celle de la mer ou auverd céladon. Gerfaintdit que fa véri-table couleur doit imiter celle del’eau de la mer quand elle est tran-quille , pure, transparente & limpide ;d’oùil résulte à la vue un éclat com-posé de blanc, de bleu & de verd.Quelquesmns lui donnent un verd de
pré : c’est al’eau de la mer que les au-tres Auteurs que j’ai cités, commeBoot, Aldrovande, Cisalpin, &c. lacomparent, auxquels on peut joindreBergHen & de Rofnel. M. d’Argen-ville veut que fa couleur verte jettequelques rayons dorés.
De quelque couleur que soient lesbéryls, ils peuvent fans doute avoirdes défauts. II importe peu qu’ils res-semblent au crystal, ou qu’ils reíîem-blent à l’hyacinthe , ou qu’ils aienttoute autre couleur. Pline assure queles premiers étoienr plus communé-ment gâtés par des efpeces de fila-ments , &C qu’en général les bérylsétoienr sujets aux défectuosités quel’on remarque dans les émeraudes ;savoir, les points, les taches, les nua-ges , &c., & , de, plus , l’onglet {pte-rygion ) ,. qui est une efpece de tacheen forme d’ongle. Nous connoistonsces défauts dans saigne marine. Ger-saint assure même que les orientales yfontplusordinairement sujettes. Cetteremarque fembleroit devoir faire don-ner la préférence aux aiguë-marinesoccidentales ; cependant celle que deRofnel a faite rabattroit beaucoup deleur prix. 11 veut que l’on ait fait peude cas des aiguë-marines que. l’on a