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Tome douzieme.
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286
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2.86 naturalis historia LIB. XXXVII.

busdam acaufti vocati. Horum genera, Indici, & Gara-mantici, quos & Carchedonios vocant, propter opulen-

cependant pour plusieurs autres Auteurs , qui ont fu ou les réfuter ou lesapprécier. Panthot qui, dans son trai-té, fe propose d’anéanrir l’opinion quel'on avoir sur lés dragons & les escar-boucles, tranche net fur cette ques-tion. ( L’escarboucle du dragon , dit-il,est encore plus fabuleuse que le dragon même, puisqu’elle est destinée ’àusage bien contraire à l’ordre de lanature, qui est íî prévoyante & /î soi-gneuse de perfectionner ses ouvrages,qu’elle leur a donné avantageusementles dispositions naturelles & nécessai-res , qui peuvent leur convenir, fansles emprunter d’ailleurs. C’est pour-quoi elle a muni suffisamment tousles animaux distincts, de facultés,d’organes & de parties, si conformesaux fonctions & aux propriétés de chaque espece, qu’il est absurde de re-courir à ces chimériques secours.

Qui doute si les dragons avoient eutant de nécessité d’être éclairés pen-dant la nuit & dans tous les autrestems de la vie , que la nature qui estprévoyante & sage, ne leur eût don-né des yeux comme aux hibous, auxchauves-souris, à plusieurs autres, &particulièrement aux chats, qui lesont si lumineux & si brillants, qu’iln’est aucun.de ceux qui ne font pasaccoutumés à voir la lumière qui bril-le dans les yeux de ces animaux, quine crut fermement qu’ils n’eussent,pendant la nuit, deux efcarboudesou deux chandelles à leurs places.

II est bien plus croyable que la na-ture a inséparablement uni & attâché

à toutes les créatures, ce qui devoirleur être utile & les perfectionner,que de le rendre vague & périflable,comme certe prétendue escarboucle,que l'on suppose être toujours portéeentre les dents du dragon , &c. )Alcasar n’est pas moins décisif furla lumière des efcarboudes dans lanuit. 11 traire de fiction Sc de conte

tout ce qu’on en dit, & se moquede ceux qui rapportent qu’on peutmême lire à cette lumière. Mylius,moins assuré, se restreint à dire qu’iln’y a que les efcarboudes parfaitesqui soient auffi brillantes. Aldrovandetrouve qu’il suffit de croire que cettepierre élance de la lumière lorsqu’onl’expose au soleil. Boot, quoiqu’il sûtque plusieurs Auteurs regardoienccomme des chimères, ce qu’on rap-portent de la lumière des efearbou-des,n’ofe établir assez font sentiment.11 tache même de fournir quelquespreuves à l’opinion contraire (il y en a,dit-il,qui pensent qûe la naturene peutformer des pierres qui brillent dansl’obscurité, mais ils se trompent. Lanature ne peut elle pas donner à despierres la propriété de reluire dans lanuit, comme elle l’a donnée au boispourri, aux vers Infants, aux écaillesdes harengs, & aux yeux de certainsanimaux. )

On ne doute maintenant en aucu-ne maniéré du pouvoir de la nature,mais on nie qu’il se trouve des escar-boucles semblables à celles dont ils’agit, & on est d’aurant plus fondéà penser ainsi qu’aucun des Auteurs

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