Z.M NATURALIS HISTORIA LIB. XXXVII.
tiam Carthaginis magnas. Adjiciunt Akhiopicos &: Ala-bandicos, in Orthofia caute nascentes, sed qui perficiantur
vermeils, des rubis balais, spineis,des almandines, des grenats, des hya-cinthes, & autres pierres semblables,qui font d’un rouge donc la vivacitéest plus ou moins grande.
Ce n’est pas cependant que l’on re-connoiste dans l'ouvrage de Pline desnoms, à l’exeeprion d’un, qui puis-sent être une induction & une preu-ve pour çe sentiment, l’on ne penseainsi que parceque Pline attribuant à1 escarboucle là vivacité du feu, Scprétendant que suivant les jours aux-quels on présente cette pierre, elleprend un degré de pourpre dont lefond varie , on ne peut méconnoîcreà ces traits une pierre d’une couleurrouge, Sc qu’il n’y en a pas à qui cesqualités aient plus de rapport qu’ànotre beau rubis. Celles qu’il donneaux autres especes dont il parle, serapprochent beaucoup de ce qu’onobserve dans les autres pierres colo-rées en rouge que nous connoissonsà présent. Ce qui fait encore d’au-tant plus pencher vers ce sentiment,e’est cette espece de tradition qui aconservé le nom de l’escarboucle d’J-labanda, il y a lieu du moins de pen-ser que celui de l’almandine n’a pasd’autre racine que le nom d 'Alabanda.On l’appelle même également Ala-bandine. On peut retrouver ainsi ì’o-rigine du nom de rubis-spineldansle nom àz Spinon-, qu’uiíe espece d’es-T cárboucle porte, non pas dans Pline,mais dans Theophraste, d’après lequelPline a dit quantité de choses qui meparoiíTent avoir beaucoup de rapport
à cette pierre donc il tait le nomqu’elle porte dans ce premier Auteur.
Theophraste dit que l’on trouvedans des mines le Spinon , qui, étanttaillé & présenté au soleil, jette destraits de feu, lors fur-roue qu’il estmouillé. Je crois reconnoître le pas-sage de Theophraste dans ce que Pli-ne dit qu’il y a des rubis enThrace, &c.que ceux de Ligutie paroissoient s’é-
teindre dans le feu, Sc prendre de lalumière lorsqu’ils étoient mouillés. IIest vrai que Theophraste ne dit pasque le Spinon íè trouve en Thrace ,on ne le lit pas du moins dans ce quinous reste de lui, mais il paroît quece paflage a beaucoup de rapport àce qu’Aristote a écrit d’une pierre deThrace à qui il donne le même nom ,,& dont il rapporte la propriété debriller davantage au moyen de l’eaudont on l’asperge. Ces trois Auteursainsi conciliés, se prêtent de la lu-mière Tun à saune, & nous met-tent en état de.retrouver le rubis spi-nel dans leur Spinon , autant cepen-dant qu’il est permis dans un tems siéloigné de celui où ces Auteurs ^cri^voient.
Ce sentiment paroît être confirmépar l’analogie qu’il y a entre notrerubis-spinel Sc le Spinon, entre no.tre aimandine Sc la pierre & Alabanda.des Anciens. Cerre derniere pierreétoic d’un rouge plus foncé, & quiapprochoit même plus du noir qued’autres escarboucles j notre aiman-dine est ausli d’un rouge plus foncéque le rubis ordinaire, & même queCarthaginois 3