Band 
Tome douzieme.
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19° NATURALIS HISTORIA H B. XXXVII.

Alabandis. Praeterea in omni genere masculi appellatiacrius j at femina? languidius refulgentes. In masculis quo-

par laquelle il caractérise le Sitita ,n’est que celle d’une pierre dont l’é-clat est plus grand, & qui réfléchit lalumière en forme d’aigrettes ou depinceaux, propriété qui convient éga-lement à toutes les efpeees de pierresprécieuses lorsqu’elles font d’une bel-le eau.

L’usage que l'on faisoit de l’escar-boucle des environs de Thebes , 8cui étoit tel an dire de Pline, qu ononnoit à cette pierre la forme d’ungobelet, qui étoit affez grand pourservir aux usages auxquels on emploieces sortes de vases, cet usage, dis je,m’empêcheroit de regarder ces espe-ces de rubis que nous appelions Ru-baces ou Rubicelles , comme l’escar-boucle de Thebes. On pourroit ce-pendant trouver quelque convenanceentre ces deux pierres. La derniereétoit d’un rouge semblable à celuid’un feu qui s’éteint. La rubace jetteune lumière jaunâtre, de forte qu’ellesemble tenir le milieu entre les rubis& les chiysolithes. Cette couleur jau-nâtre approche beaucoup de celle d’unfeu qui est prêt à finir, les vapeurs dela fumée lui donnent alors aflez lacouleur d’un rouge jaunâtre. Cetteconjecture me sembleroit appuyée en-core par la facilité que la rubace a deperdre sa couleur, ce qui convientaux pierres qui ne font pas dures,mais au contraire tfndres & fragilescomme l’étoit I’efcarboucle de The-bes. Cette analogie me paroît, il fautl’avouer, contrebalancée par la gros-seur dont cette, derniere pierre devoir

être, pour qu’on en pût travailler desvases à boire. Nous ne connoiflons pasdes pierres précieuses de cette gros-seur , si l’on en excepte le crystal, queplusieurs Auteurs rangent avec cespierres, à moins cependant qu’on nevoulût que lesgobelets que l’on faisoitavec ces pierres é toi en t petits, puis-qu’il seroit possible que l’on en fit avecdes pierres qui seroient plus gtoflesqu’un œuf de poule, grosseur qui estquelquefois celle de certains grenats,& qui pourroit auííì être celle de 1 ’es-carboucle de Thebes , qui différeroitalors du rubicelle que je ne crois pasavoir été observé de cette grosseur.Comme il y a des grenats où le jaunedomine, on pourroit auflì regarderi’efcarboucle deThebescommeun gre-nat , mais il y auroit encore alors unedifficulté. Les grenats font durs & neperdent leur couleur qu’à un feu desplus violents. Le vermeil résiste mê-me au feu de lampe, & il en fort auffibrillant qu’il y étoit entré, & fansavoir souffert la moindre altération. IIest donc assez difficile & même impos-sible , de déterminer quelle étoit cetteescarboucle, je ue comtois point deVoyageur qui ait cherché â nous éclai-rer fur ce point. 11 en faut dite autantau sujet de l’efcarboucle appelléeLycA-nìtes dans Pline. Elle ne portoit cenom que parcequ’elle brilloit d’unelumière auffi vive que celle d’une.lampe. On en faisoit les mêmes vases,que de l’efcarboucle de Thebes. J’a-vertirai cependant ici qu’il est faitmention dans le traité fur les fleuves,