Band 
Tome douzieme.
Seite
291
JPEG-Download
 

HISTOIRE NATURELLE, L I V. XXXVII. 2.91

perfectionne à Alabande (4). De plus , on appelle rubis mâles ,cous ceux qui ont un éclat plus vif ; & rubis femelles, ceux quiont un éclat plus foible. II y a encore de la différence parmi les

attribué à Plutarque, d’une pierre ap-pelles Lychnis , qui se trouvoit dansl’Hydaspes, fleuve des Indes. Cettepierre est de couleur d’huile & trèsvive. On la trouve à la lumière de lalune. On joue des instruments pen-dant le tems q'u on en fait la recher-che. Elle est d’un usage excellent.Isaac Mauflacus, qui a commenté cetouvrage, voudroit que l’en changeâtle nom de Lychnis en celai de Lych-nites. II reprend ceux qui ont cru quecette pierre Sc la pierre í’élenice croientsemblables. II s’appuye du sentimentde son Auteur, qui, au sujet de lapremiere, raconte qu’on la cherchoitau son des flûtes, mais qui nè dit pasqu’elle augmentoit & diminuoit selonque la lune croiiïbit ou diminuoit.Singularité que Mauflacus reconnoîtappartenir à plusieurs pierres dans letems même qu’il la refuse à la pierre,lychníte. On a examiné autre partcette opinion , LL on l’a réduite à cequ’elle pouvoit valoir de plus, pourne la pas entièrement taxer de faufle.Mauflacus veut au reste que la pierreLychnis puifle être différente de laLychnite ■> à cause de la couleur, attri-buée dans son Auteur à cette pierre,& celle que Pline &r Solin donnentà la lychnite. Elle est, selon ces Au-teurs , pourpre ou tirant fur le rougedu kermès. Malgré cette différence,il sembleroit cependant que ce n’est

pas d’une pierre bien différente de lalychnite, que l’Auteur du traité desfleuves a parlé. II donne une couleurtrès - vive à cette pierre, & l’on nedevroit peut-être entendre par cellequi tient du jaune de l’huile, qu’unecouleur semblable au jaune, que Pli-ne attribue à quelques especes d’es-carboucles. La ressemblance du nomqui est entiers, puisque Solin, qui ap-pelle cette pierre Lychnis , dit qu’ellecroir auflì nommée Lychnites , la sin-gularité de la chercher au clair de lalune, toutes ces circonstances me se-rment croire que l’Auteur que Maus-sacus commente , avoir rapporté à lalychnite des qualités que d’autres Au-teurs avoient attribuées à différentespierres , & qu’il a pu n’être pas exact:dans l’histoirede cette pierre, Sc qu’ilmérite qu’on ne lui ajoute qu’unecroyance très modifiée: on la modi-fiera encore beaucoup plus fans doutepar rapport aux vertus que ce mêmeAuteur veut qu’elle ait, & que Psel-lus spécifie. La lychnite, selon lui,est bonne pour fortifier la vue foible,si on la suspend au col, & pour guérirles fluxions fur les yeux, si on rappli-que fur le front, enfermée dans uiilinge. De semblables amuletes nesont plus de mise, du moins parmiles Médecins. Les Charlatans & lesfemmes crédules font seuls en poffes-seflìon de tels remedes.

<4) Ville de Carie, dans l’Asie mineure.

O o if