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Tome douzieme.
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LS2. NATURALIS HISTORIA LIB. XXXVII.

que observant liquidioris alios flammae, nigrioris alios, &quosdam ex alio lucidos, ac magis caeteris in sole flagran-

Nous connoiíïons une pierre queles Jouailliers appellent Amandine ,par corruption apparemment du nomde 1’almandine. Certe pierre est rou-ge pour le fond , mais elle a d’autrescouleurs & des taches blanches. Boot.& de Laët pensent qu’eile est l’escar-boucle que Pline nomme Trœ^enion.Le dernier veut auffi quelle ait durapport aux escarboucles de Corin-the. Celles-ci étoient pâles Sc blan-châtres ; le Tm^cnion étoit rouge, avecdes taches blanchâtres. II y a de laressemblance entre ces pierres : maispeut-on assurer que nous ayons ren-contré juste, c’est une question furlaquelle il restera toujours quelqueobscurité. Au reste, nos amandines nefont que très peu estimées.

On feroit fans doute plus de cas dusandajlron , si on le connoissoit. Unepierre d’un beau rouge qui auroit dansfa substance des points brillants d’unbel or , qui jetteroient un feu sem-blable à celui des étoiles, feroit fansdoute une pierre qui mérireroit qu’onla recherchât ; mais nous sommes bienéloignés de n’avoir plus de doute furla nature de cette pierre. 11 paroît mê-me qu’il y avoir déja du tems de Plinede l’obfcurité par rapport à elle. Nousignorons entièrement, dit de Laët,ce que peut être le sandajlron de Pline,ceux qui ont écrit avec le plus de foinfur certe pierre, rapportent les parolesde Pline, ou tachent de les expliquer.Us ne déterminent rien qui puisse fixernos idées. De Laët n’est pas plus heu-reux que ceux qui l’ont précédé j ilcherche à lever l’ambiguité qui fe

trouve dans Pline , occasionnée par lesdifférents noms qui ont de la ressem-blance , mais il ne fixe pas nos idéesfur cette pierre. 11 dit bien ce qu’ellepeut être , & non ce qu’elle est eneffet ; il rapporte qu’Agricola plai-fantoit fur certains Jouailliers , quipenfoient que le sandajlron de Plineétoit 1 hyacinthe des modernes. Sen-timent qui ne peut fe soutenir suivantde Laët , puisqu’on ne remarque pasde points étoilés dans l’hyacinthe.De Laët parle néanmoins de pierresapportées des Indes de son tems, quilui paroissent avoir assez d’analogieavec le sandqftron de Pline. Ces pier-res nêi oient pas bien grandes , maiselles avoient une couleur tirant fur lerouge , ouïe fauve clair & lavé : ellesétoient fort agréables à cause d’ungrand nombre de petits grains bril-lants dispersés dans toute leur sub-stance. Quoique de Laët n’ofe assurerque ces pierres soient réellement leJ'andajlron , il pense cependant qu’onn’avoir point encore vu jusqu’alors depierres qui en approchassent davan-tage , on apportoit encore alors despierres d’un verd d’huile., qui n’a-voient aucunes taches dorées , quiétoient presque de la dureté des éme-raudes , qui pouvoient encore être ,selon de Laët, rapprochées du sandœs-tron , si leur couleur ne s’y opposent $peut - être qu’elles convieadroientmieux avec la pierre dont parleTAu-tetir du Traité des fleuves , & donton a dit quelque chose ci-dessus. DeLaët reprend ^ensuite Agricola , d’a-voir cru que le Jandaslran étoit d'uns