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Tome douzieme.
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194 naturalis historia l i b. xxxvii.

tes. Optimos vero amethystizontas, hoc est 3 quorum ex-tremus igniculus in amethysti violam exeat : proximos illis,

que l’escarboucle vienne d’un pays oud’un autre , elle pourroit bien n’êtretoujours que !a même pierre qui bril-leroit d’un éclat dont la vivacité va-rieroit j les accidents même qui pour-roient s’y trouver, comme dans cellede Ligurie, dont Pline fait mention ,Sc dont il semble cependant douter,ne devroient pas encore le spécifieraise z essentiellement pour la distin-guer autrement que comme une va-riété. Uneescarboucleîdemême queles autres pierres précieuses, pourroitavoir une bande blanche , Sc cettebande n’en seroit pas une especedifférente , ce seroit plutôt un défautqu’une marque essentielle Sc spéci-fique. Nos Jouailliers pensent ainsi ,lorsque dans un rubis il se rencontrede ces veines blanches qui le coupentquelquefois en deux parties irrégu-lieres, & qui ont fait appeller cespierres des rubis laiteux, parceque leblanc de ces bandes approche beau-coup de celui du lait.

La propriété dVttirer la paille &c•des corps légers que la lychnite Sc lechorchedonion a voient, selon Pline,n’est pas non plus réservée à ces sortesd’escarboucles, plutôt qu’aux autres,Sc même qu’aux autres pierres pré-cieuses , comme on peut le voir oùon a traité de cette propriété dans lespierres.

Après tout ce détail où l’on a étéobligé d’entrer , pour marquer le de -gré de connoissance & de lumièreou l’on étoit parvenu du tems dePline fur les pierres précieuses colo-

rées , il convient de fixer celui où lesnôtres font parvenus ; pour le faireavec ordre Sc clarté , ce qu’on netrouve pas dans Pline , nous parleronsde toutes ces pierres en particulier,en commençant par le rubis.

D u Rubis.

Le rubis estune pierre transparente,rouge , très dure , qui résiste à la li-me , & fur laquelle le feu, même aíTezviolent, ne peut rien. Voici la défi-nition la plus généralement reçue parles Naturalistes Sc par les Jouailliers ,il y en a des uns Sc des autres qui yfont entrer la vivacité de la couleur ,les aigrettes Sc les pesints de feu qu ellesemble élancer lorsqu’elle est exposéeau grand jour ou au soleil. D’autresdécrivent même la couleur de ces ai-grettes , qui font d’un rouge net Scvif, ou d’un rouge mêlé d’un peu dejaune. Mais ces qualités font plutôtparticulières à une forte de rubis ,qu’à toutes ; ainsi lorsqu’on voudra le

définir généralement, il faudra plutôts’en tenir à la premiere définition , àmoins qu’on n’y voulut fixer le degréde dureté , comme a fait M. Walle-rius, qui le définit une pierre pré-cieuse très transparente, de la secondedureté , ( le diamant étant de la pre-miere) d’une couleur rouge , Sc quirésiste au feu.

Cette définition , quoique suffi-sante , pour le commun des hommes ,ne l’est pas cependant pour un Physi-cien exacte. Une pierre qui n’auroit