1$6 NATURALIS HISTORIA L IB. XXXVII.
quos vocant sititas, innato fulgore radiantes. Inveniri au-tem ubicumque, maxime solis repercussu. Satyrus Indicos
mcdiaires ne feron t q-ae des-d-ifferen-ces individuelles.
Ces principes posés , on peur direqu’il n’y a qu’une efpece de rubis,dont routes les autres ne font que desvariétés , & on prendra pour Pefpeceréelle le rubis blanc , ou le rubis duplus beau rouge Lc de la plus belleeau : en un mot le rubis parfait , &comme on dit communément le rubisoriental. L’idée que l’on a que le rubisest une pierre rouge , fera piobabie-ment préférer cette qualité à la duretépour caractériser l’efpece , d’autantplus que le rubis blanc étant raillé ,pourroit être difficilement reconnudu diamant. Je serois cependant plusporté à ne faire des rubis colorés quedes variétés du rubis blanc , & le beaurubis feroit la plus parfaite de ces va-riétés. Entre ces deux extrêmes , il yaura des degrés infinis dans ces cou-leurs , qu’il feroit impossible de mar-quer ; ainsi on ne parlera ici , avectous les Ecrivains , que des couleursles plus terminées. On en compte or-dinairement de quatre : savoir , lerubicelle, le rubis fpinel , le rubisbalais & le rubis oriental. Ces cou-leurs ne fe dégradant qu’infensible-ment, elles onr occasionné encore dansles définitions qu’on a données deces différentes pierres , des efpeces decontrariétés qu’on ne peut concilierqu’au moyen des observations qu’onvient de faire.
Le rubicelle , par lequel on croitdevoir commencer , comme étant lemoins parfait, puifqu’il perd fa cou-leur dans le feu j le rubicelle, dis-je ,
est, suivant Wallerius , d’un rougejaunâtre , ou d’un rouge mêlé d’unjaune couleur de paille. Bout, & aprèslui Charleton , croient ne pouvoirmieux définir cette pierre qu’en lacomparant' an rubis fpinel , & auxhyacinthes donton parlera par la fuite.Ces deux Auteurs le regardent commerenant le milieu entre ces deux - ci,de forte qu’il est assez difficile de biendéterminer à laquelle elle appartien-droit davantage. Elle approche aussibeaucoup du grenat de Bohême, doncil fera aussi question en son lieu ; ilfaut même avoir recours au feu pourbien caractériser leur différence. Lesgrenats sortent du feu sans en avoirété ternis, au lieu que les rubicellesy perdent leur couleur. Ces dernierespierres doivent donc être , comme onle pense bien, d J un prix assez bas : ellesfont au-dessous du prix du fpinel, &cBooc fixe leur valeur à la moitié moinsde celle du rubis balais.
Le rubis fpinel est défini par Walle-rius, rubis couleur d’un rouge blanchâ-tre ; Wo! terfdorff en fait une pierre pré-cieuse d’un rouge clair. 11 est de cou-leur de feu, selon Berghen & M. d’Ar-genville \ ce n’est encore que par com-paraison que Boot & Charleton , quiont été copiés par l'Auteur du supplé-ment à l’instruction fur la connoissancedes diamants, désignent le rubis fpi-nel. 11 est moins rouge , disent ces Au-teurs , que le rubis balais , & il n’apas 1 éclat du vrai rubis : il n’est pasautrement caractérisé par de Ros-nel
Cette variété de sentiment n’est
naturel