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Tome douzieme.
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HISTOIRE NATURELLE, L IV. XXXVII. 2.97

naturel. Au reste , on trouve des rubis dans tous les pays ; & ilsse font sur-tout reconnoître par la réverbération des rayons dusoleil. Satyrus dit que les rubis des Indes ne font point nets, mais

due , fans doute , qu'à ce que la cou-leur de ces rubis n’est pas semblabledans tous. Walierius observe que cetubis est d’un rouge clair , ou d’unrouge mêlé de blanc , quelquefoisentièrement blanchâtre , ou d’unecouleur pâle. 11 y en a , suivant la re-marque de Boot, qui sont st parfaits,qu on peut les comparer au vrai rubis.D’autres que l’on appelle rubis dela vieille-roche , font de la couleur duraibicelle, ou ils approchent de cellede l’hyacinthe ; les Jouailliers mêmene savent à laquelle de ces deux pier-res la rapporter. Pour les uns c’estune rubicelle, pour d’autres c’est unehyacinthe j mais il se trouve de cespierres qui font auíst belles que lesplus beaux rubis spineis. De Rosnelconfirme tout ceci, il prétend mêmeque la seule façon de reconnoître lesrubis spineis qui font en,couleur com-me les vrais rubis, ne peuvent se biendistinguer qu’à la taille ; ils sont beau-coup plus tendres, & le poli qu’ilsprennent, au lieu d ette sec , est or-dinairement fort gros. II ajoute en-core qu’il y en a qui tirent fur la cou-leur du grenat , & il conclut qu’il serencontre une grande différence entreles couleurs de ces pierres.

Le rubis balais n’est pas caractériséd’une maniéré plus fixe par les mêmesAuteurs. Walierius veut qu’il soitd’un rouge pâle , ou de couleur dechair mêlée d’une petite nuance bleue,qui fait que cette pierre tire un peusurlecramoisi ou le violet. Isa paru

Tome XJL

de couleur de rose à Woltersdorff, Rtire sur le couleur de rose , suivantM. d’Argenville , de Rosnel 11e i’enfait pas seulement approcher, mais iiressemble, selon lui , à une rose ver-meille. Au contraire Berghen ne luidonne qu’une couleur de rose pâle, sice n’est lorsqu’il est grand ; alors il estplus chargé de couleur. Ce sentimentrevient à celui de Charleton , qui ditque la couleur de ce rubis est d’unrouge moins vif & plus pâle que lerouge du vrai rubis. Boot veut bienqu’il. approche du couleur de Rose,mais il lui donne pour couleur prin-cipale , celle de la iacque de Florence& d’une étoffe cramoisie , de fortequ’il semble être d’un fond rougemêlé d’un peu de bleu, sentiment qui11e différé pas beaucoup de celui deWalierius, qui peut même avoir suivicelui de Boot. Enfin M. d’Argenvilleprétend encore que les plus beauxapprochent de la cerise & les moindresde la rose pâle. Même variété , com-me l’on voit, dans ces définitions,même source aussi de différence , quepour le rubicelle & le rubis spinel.

Tous les Auteurs conviennent quele rubis oriental est le plus beau detous les rubis , que c’est celui qui estd’un rougecte plus vif, le plus écla-tant , & comme dit de Rosnel , leplus violent, mais ils mettent encoredes différences dans cette violence,dans cet éclat 8c dans cette vivacité.Walierius qui caractérise la pierre parson rouge vif, dit que ce rouge est

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