Band 
Tome douzieme.
Seite
298
JPEG-Download
 

2. S) 8 NATURALIS HISTORIA L IB. XX XVII,

non esse claros dicit,, ac plerumque sordidos ac semper ful-goris horridi : .dEthiopicos pingues, lucemque non emit-

celai de la cochenille ou du ponceau,& qu’il y en a auffi de couleur de sang&de couleur de cerise. Wolretsdorfffe contente de lui donner un rougenet j. de Rosnel appelle cette couleurun feu vif & violent. Sa couleur a faitfur Berghen uneimpreílìon plus dou-ce ; elle est , selon lui , incarnate oude couleur de chair ; M. d’Argenvilleajoute que cet incarnat est fort vif, cerouge étoit pour Boot cramoisi oucouleur delacque indienne, avec unpeu de bleu à la pointe des aigrettesde feu quhl lance hors de lui même.Charleton n’a eu attention qu’à l’é-ela t rayonnant, dont cette pierre brille.L’Auteur du supplément déja cité ,compare le bleu dé ce feu à des taches,azurées ôc il prétend que le rubisapproche d’àucant plus de la perfection , qu’il a moins de ces taches , ilíuffir qoil en paroisse un peu au boutde ses aigrettes ou de son feu.

En comparant toutes les différen-ces reconnues dans ces quatre sortesde rubis , il n’estpas aisé , comme onle voit maintenant, de fixer les limi-tes de la couleur principale de cespierres. Peut-on dire là où le degréde la premiere nuance commence , &la où celui de la derniere finit? Toutes,ces couleurs rentrent les unes dans lesautres, ôc pafient par des dégrés denuances qui pourroient peut*être être-multipliées jufqu’à un nombre indé-terminé; Jé ne doute presque pasqu’on eut observé la même chose dans]es rubis blancs, fi le défaut de la cou-leur , dont oïl, fait cas , Ôc qu’on re-

cherche dans ces pierres , n’eur pasfait négliger ceux qui n’en étoientpas teints. On fait cependanJLqtí’ìl yen a qui ont à peine une teinte decouleur, que d’autres font entière-ment privés de couleur: on en voir,,selon Cellím , dont l’eau est sembla-ble à celle de 1, chalcédoine , test à-dire , d un blanc laiteux.. En remon—tantdonc ainsi depuis le rubis le moins;chargé de couleur iusq.u’à. celui quiest du plus beau rouge , qui est celuiqui pourra en marquer toutes les»nuances insensibles ?

11 seroit certainement auffi impos-sible de m’assuter les différentes gros-seurs qui font entre la plus petite dsces pierres 8c la plus grosse connues..Si on veut en croire Berghen, le plusgros rubis qu’on aie jamais vu , estcelui que le Roi de Ceylan poffédoit.II étoit long comme la main &'avoitla grosseur d u bras ; Berghen ne rap-porte cependant ceci qu-’avec restric-tion , ôc paroît avoir quelque doute-fur ce récit. Je ne fais.si ce passage deBerghen. étoit connu de Taverniermais cet habile homme dans la con-noissance des pierresdonne la figurede plusieurs subis- beaucoup- moinsgros que celui ci qu’il. cite commeles plus beaux. Je crois qu’on doit en-tendre auffi parce terme, les plus grosrubis d u monde. Tavernier prétend,que. les Monarques de l’Asie , quoi-que puissamment: riches en pierre»;précieuses , nloncpas de si,grands ru-bis que ceux. qui appartiennent à la.Couronne de f rance, & qu’il a. fait