HISTOIRE NATURELLE, L IV. XXXVII. 301
Callistrate prétend .que lorsqu’un rubis est posé sur quelque chose ,son éclat doit être blanc , avec des nuages aux extrémités ; mais
Leur figure, c’est a-dire, celle qu ilsont naturellement , & qu’ils ne tien-nent pas de la taille, paroîtroit d’a-bord devoir être une marque plus cer-taine , & qu’on dût admettre préféra-blement à toute autre j mais les rubis,de même que les diamants, ne doi-vent peut-être la figure qui n’est pasoctogone, ou qui 11e l’aflecte pas,à une formation peu régulière, ouau roulement des eaux, des rivièresou des ravins où ils peuvent avoir étéramaííés. La figure demi-sphêrique& applatie par un des côtés ; la figureovale, arrondie ou oblongue, íem-bleroit l’indiqiter. II en est peut-êtrede ces pierres comme des cailloux denos rivières ou des ravins de nos mon-tagnes , qui prennent ces différentesfigures, lorsqustls ont souffert du frot-tement les uns contre les autres, pen-dant quelque terns.
On a lieu de le penser, du moinspar les rubis de Ceylan , qui fe trou-vent dans une rivière de cette iíìe.
Elle vient des hautes montagnes quifont environ au milieu de fille; &comme les pluies la groífiíïeut fort,,trois ou quatre mois après qu’elles font:tombées, & que l’eau est balle, le pau-vre peuple va cherchant parmi le fableoù il trou ve des. rubis , des saphirs &cdes topases- Un autre endroit de ì’O-rient où l'on tire des rubis est le royau-me de Pégu. Lit mine est dans unemontagne! douze journées ou envi-ron de Siren, en tirant au nord-est:elle s’appelle Capelan. Cette mine estgeste, qui fournit ía glus grande quan-
tité de rubis, de spînels, de topasesjaunes, de saphirs bleus & blancs,,d hyacinthes , d’amérhistes & autrespierres de différentes couleurs. Parmices pierres, qui font dures, on esttrouve auíli d’autres de diverses cou-leurs, mais fort tendres, qu’ils appel-lent bacan dans la langue du pays, &-dont ils ne font aucune estime.
Cette mine ne se toi t pas la seulequ’on pourtoit ouvrir, puisque La-ver nier remarque que dans les mon-tagnes qui courent depuis le Pégu jus.qu’au royaume de Cambalu , on ren-contre en certains endroits quelquesrubis , mais plus de rubis-balais, qued’autres, beaucoup de spineis , de sa-phirs & de topases : elles renfermentauíli des mines d’ou.
Le commerce que les Hollandoísfont à Calicut, qui est un troisièmeendroit qui fournit des rubis, prouveque cette pierre précieuse n’est pasfeule de cette forte que l’on trouvedans cet endroit. L’Amiral Verboeven:met au nombre des marchandises quel’on troque contre les-denrées d’Eti-rope qu’on porte à Calicut, non feu-lement les rubis, mais les saphirs, lesspineis, les grenats, les topases , lèseyeux de chat & le crystal de roche.,Corré , Cnmbaye & Bisnagor son cencore des endroits d’où l’on tire des;rubis ; & il y en a une infinité d’au-tres, si l’on en croit l’A ureur d’un Mé«-moire inséré dans l’Ouvrage cité ci-dessus.
Pour les rubis, dit cet Auteur, les;grenats, les hiacyntes, le jaspe,, le»