Band 
Tome douzieme.
Seite
302
JPEG-Download
 

ZQ2. NATURALIS HISTORIA L I B. XXXVII.

. i — ■—— ’ " . . - . > » ^ —

excremo visu nubilantem h attollatur, exardescentem : obid à plerisque llunc carbunculum candidum vocari. Qui

agates & les autres pierreries sembla-bles , on en trouve presque dans tou-tes les iíïes des Indes.

Cer Auteur n'entend parler que desIndes Orientales ; les Indes Occiden-tales ne parodient pas moins riches enplusieurs pierres précieuses , mais onne connoît encore que le Brésil poivrles rubis.

II y a peu. d'annees que la décou-verte eu a été faire. Ce rubis tient dela couleur du rtibis-balais : il n est pasplus dur que ce dernier rubis, & ilne se polit pas mieux ni avec plus defacilité. On parlera à {'article des to-pâtes, d’une singularité qu’ont certai-nes topâtes du Brésil, qui, au moyend’un feu modéré, deviennent d’uníouge de rubis, ou plutôt rubis elles-mêmes. Cette singularité augmente(Considérablement la quantité des ru-bis , & pourroit les rendre encorebeaucoup plus communs qu’ils ne font.

Cette pierre n'est pas en effet rare.Non feulement les Indes nous enfournillent, mais l’Europe elle-mêmeen renferme, Sc l’on en tire depuislong-rems de quelques endroits de laBoheme Lc de da Silésie. Tavernier adit de ceux de Bohême qu’ils croientrenfermés dans de certains caillouxgros comme des œufs, ou comme lepoing , t que l’on étoit obligé de casfer pour en tirer le rubis, & que cesrubis croient auísi durs & aussi beauxque ceux du Pégu. Tous les caillouxli’en renferment pas cependant : furjme certaine quantité allez considéra*.hié quS Tavernier eut occasion d’ou-

vrir, il ne s’en trouva que deux quirenfermassent chacun un rubis : l’un,éroit assez grand j il pouvoir peser plusdecinqkarars} Pâture, unkarat ou en-viron, Hennelius Abhennenfel placela mine des rubis de Silésie près deRisbergj dans les motus Lygés on entrouve souvent en labourant la terre.Guler, 6c après lui Scheuchzer parlentdes rubis du pays des Grisons , énSuisse. Le second paroît cependant neles regarder que comme des grenats.Quoi qu’il en soit, ces pierres se trou-vent près le village d’Abiafco qui estpeu éloigné de la vallée de Btumia Scdu mont S. Bernard : elles font d’uneaflez belle eau. Dans un cataloguemanuscrit des fossiles de la Suisse, en-voyé à feu M, le Due d’Orléans, onne veut pas que l’on ait encore trouvéde pierres de couleurs en Suisse ; cesontau plus des crystaux colorés, Scd’une couleur mauvaise.Ce sentimentsupposé vrai, on ne peut admettre{'histoire rapportée par Scheuchzer sucune escarboucle trouvée dans les mon--tagnes du canton d’Appensel, indé-pendamment du ridicule de cette his-toire qui ne déroge point à ce qu'ona dit de plus absurde sur ces sortes depierres. Un homme, dit-on, ayantrencontré dans ces montagnes une es-carboucle grosse comme le poing, crutavoir quelque chose d’enchantè parun esprit malin, parcequ’elle briíloitlanuit ; ce qui l’engagea à la jetrer com-me une chose pernicieuse ; il fut im-possible par la suite de pouvoir retrou-ver cette pierre } quoiqu’on la vît ce*