j.04 NATURALIS HISTORIA HB. XXXVII.
languidius ac lividius ex Indicis lucent, iithizontas appel-lari. Carchedonios multo minores este : Indicos etiam insextariis unius mensuram cavari. Archelaus, Carchedoniosnigrioris aspectus este, sed igne, vel sole, & inclinationeacrius, quam catteros, excitari. Eosdem umbrante tectopurpureos videri, sub coelo flammeos, contra jradios solis &scintillare : ceras signantibus his liquescere, quamvis inopaco. Multi Indicos, Carchedoniis candidiores este, & èdiverso inclinatione hebetari icripsere : etiamnum i n Car-chedoniis maribus stellas intus ardere, feminas fulgoremuniversum fundere extra se. Alabandicos catteris nigriores
Ces rubis ne font pas d’un grand prix,& n’ont même, selon Thévet, aucunevaleur.
De tons les Auteurs que j’ai citésen parlant des rubis , aucun ne nousa instruits fur la nature des pierresdans lesquelles les rubis se trouvent,si l'on en excepte Tavernier & Walle-r'ius. Tavernier a vu des rubis de Bo-hême dans des cailloux ; mais dequelle nature étoient-ils? Etorent-ilsde pierre à fusil, ou de quartz , ou clequelqu’autre nature ?:.Wallerius rap-porté qu’ils’en trouve dans du quartz& daris du grais. Il y a lieu de croirequ’il parle de ceux des Indes Orienta-les , lorfqu’ií dit que ces pierres fontrenfermées dans un fable rouge, oudans une terre qyi restemble á la ser-pentine. Tavernier garde entièrementle silence fur ce point curieux: il secontente de dire en général que lepays où viennent ces pierres, est undes pauvres pays du monde , qu’il nefournit que des rubis, que ce n’est pasjsìême en grande quantité : il n'ey fort
pas j selon lui, toutes les années,pour cent mille écus. Dans le nombrede ces pierres on n’en trouve pas ai-sément une de trois ou quarte carats,qui soit belle. Les défenses rigoureu-ses que le roi fait d’en sortir aucunequ’il ne l’âit vue, en font cause : ilretient routes les bonnes, quand il entrouve. Cette police faifoit qu’il étoitavantageux, du temps de Tavernier,de rapporter des rubis d’Europe eijAsie. Cet avantage devroit, s’it sub-sistait encore , nous engager à faire deplus en plus des recherches pour ladécouverte de cette pierre ; recher-ches qui.feroient bien avancées, sion avoir plus de connoistance fur lanature du terrein & des pierres quiproduisent les premieres. Lumièresque les Auteurs auroient dû plutôtcontribuer à augmenter? qu a noustransmettre ces fables ridicules quiont mérité leur admiration, & quine peuvent qu’exciter nos mépris ;celles même qui nous prometteur lesavantages les plus grands contre les