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Tome douzieme.
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HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXXVII. 3 O J

II dit auísi que les rubis Indiens qui ont peu d’éclat & de viva-cité , font appelles lithi^ontes 3 c’est-à-dire ressemblant à la pierre :que les rubis Carthaginois font beaucoup plus petits ; & qu’il y'a de; rubis Indiens si gros, quêtant creusés , ils tiennent bien lamesure d’un setier (5). Selon Archelaiis, les rubis Carthaginois ontun ceil sombre 5 mais quand ils font à l’oppoíìte du feu , ou duíbleil, ou qu’on les incline un peu , ils jettent un éclat plus vifque les autres : outre cela , ils paraissent de couleur de pourprelorsqu’ils font à sombre ; ils paraissent comme des flammes lors-qu’ils font à découvert ; ils étincellent lorsqu’ils font exposés auxrayons du soleil : & si l’on veut s’en servir pour cacheter , ils fe-ront fondre la cire , quoique l’on soit à sombre. Plusieurs Au-teurs ont écrit que les rubis Indiens sont plus blancs que les Car-thaginois ; èc qu’au contraire de ceux-ci , leur éclat diminue lorsi-qu’on les incline ; qu’on voit briller des étoiles au-dedans des ru-bis Carthaginois mâles; mais que les rubis femelles de cette ef-pece jettent tout leur éclat au-dehors ; & que les rubis Alaban-diques (6) font plus bruns que les autres, &: raboteux. On tire

maladies dont nous pouvons être at-taqués.

Les Auteurs n’cnt pas moins étéféconds en ces sortes de prqductionspar rapport au rubis, que par rapportau diamant. II résiste au venin , pré-serve de la peste, épure les esprits,chaste les mauvaises pensées , préfaceles infortunes ou les malheurs quipeuvent arriver. Si la lumière de cettepierre s’éteinc, on a à craindre pourfoi, ou pour quelqu’un qui nous estattaché. Un nommé WdlphangusGobelchouer l’éprouva. Sa femmemourut : un rubis qu’il avoir s’é-tant éteint, il reprit ensuite sa lu-mière. On peut voir cette histoire &les autres prétendues vertus de cette

Tome XIL

pierre dans Boot, Berghen , Baccius& autres Auteurs à peu près aussi cré-dules les uns que les autres, auxqueison ne doit pas plus croire en cela qu’àcelui qui a voulu que cette pierre re-prît de la vivacité dans le vinaigre ,& qu’il la conservât en étant retirée,autant de jours quelle y avoir été.

(5) C’est-à dire environ trois démi-se tiers , mesure de Paris. Le setietRomain , sextarius , fut ainsi nomméparcequ’il tenoit la sixième partie d’uuconge,

( t ) Note de M. Guettard. « Nousconnoissons maintenant une pierrefous le nom d’almaudine ou d’alaban-

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