Band 
Tome douzieme.
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3 O 6 NATURALIS historia L I B. XXXVII.

este scabroscjue. Nascuntur & in Thracia coloris ejusdem*ignem minime sentientes. Theophrastus auctor est, & in

dine, que plusieurs Auteurs regardentcomme celle d’alabanda dont il estparlé dans Pline. La plupart la pla-cent avec les rubis. Boor en fait ungenre particulier. 11 est suivi en celapar Rosnel. Ces Auteurs appuyentleur sentiment sur ce que cette pierreest plus rendre St plus légere que lerubis oriental, quelle tire plus fur lacouleur du grenat, que fur celle durubis, ce qui la rend moins agréableà la vue & moins estimée, non seu-lement que le rubis oriental, mais quele rubis balais St le spinel, quoiqu’ellesoit cependant placée avec les pierresles plus précieuses, L’Auteur du Livreintitulé : La connoissance des Pierres pré-cieuses , fuie à peu - près ces deux Au-teurs.lt veut que les almandines soientplus obscures, plus foibles, & au-des-sous des rubis pour la beauté. Le peude cas que nous faisons de t’alman-dine, n’a pas fixé le goût des Turcsfur cette pierre » si l’on en eroit Scali-ger, ou du moins ils en faisoient durems de cet Auteur plus d’estime quenousn’en faisons maintenant. SuivantScaliger ces peuples recherchent Tal-mandine a cause de sa vivacité St deson éclat, qui sont beaucoup au-des-sus de la vivacité Sc de 1 éclat du gre-nat , & tels que cette pierre rend í’i-rnage de celui qui la regarde. Le goûtque les Turcs avolent pour cette pier-re fe rapprocheroit cependant du no-ire, s’ìls ne la eompatoient qu’avec legrenat, c’est à peu - près la place quenous lui donnons dans Tordre despierres précieuses. Nous lui affignons

la sienne entre les rubis St les grenats.Ainsi, nous la regardons comme in-férieurs aux rubis, mais comme su-périeure aux grenats.

Le nom que nous avons donné àcette pierre sembleroit indiquer quenous avons reconnu que c’est la mêmeque celle dont il est parlé dans Pline,qti’elle nous est apportée d’Alabanda ,ou qu’au moins nous avons été en étatde comparer ces deux pierres par la.facilité qu’il y a d’avoir de Tune St deTautre. Les Auteurs dont j’ai parlé nenous disent cependant point que i’al-mandine vienne d’Alabanda. 11s pré-tendent en général que c’est une pier-re d’Orient. Mais je craindrois fortque celle que nous connoiíïons nevint que d’Allemngne. 11 paroîrroitpat les ouvrages d’Agricola,, q»e lesmontagnes de Wendenbetg & deFiechtelberg en renfermoient, puis-que cet Auteur ayant divisé les pier-res précieuses en pierres qui ont peud’écîac en celles qui en ont beau-coup, au nombre desquellesii metcelled’Alabanda, prétend qu’on en trouvedes unes St des autres dans ces mon-tagnes. 11 ne parle pas cependant enparticulier de l’almandine, & ce qu’onlit dans Cardan fut quelques figuresaccidentelles que L’on-remarqnoit dansdes almandines trouvées à AnnebergSt à Friberg, observation qu’il a tiréed’Agricola , en la changeant un peu ,pourroit auffi bien convenir à toute,autre pierre transparente qu’à TAL-mandine, puisqu’Agricola n’attribuepas plus ces. accidents à Talmandine