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Tome douzieme.
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HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXXVII.

elle porte différents surnoms : car il y a l’iasp’achate (z) ou agatetirant far le jaspe; la cér’achate (4) , ou agate qui ressemble à lacire ; 1 a sard’achate , ou agate qui tient de la cornaline ; shauna-chate, ou agate sanguine ; lá leuk’achate , ou agace blanche; ladendr’achate, ou agate en arbre ; lant’achate ( 5 ), qui, étant miseau feu (6 ), rend une odeur de myrrhe ; la- coralloachate ( 7 ), 0 u

nombre dés pierres qui sentent lemusc , celle dont Moquets parle dansson voyage. Cette pierre est plutôt unbézoard , puifqu’il dit qu’elle àvoitété tirée d’un animal qui surpassoit engrosseur le porc le plus grand 8c le plusgros. II attribue même l’odeur dumusc, d’ambre & de civette que cettepierre avoir , aux plantes aromatiquesdont cet animal s’étoit nourri ; ainsiil est plus probable, que cette préten-due pierre étoit plutôt un bézoard,d’autanr plus que lorsqu’on la plon-geoir dans de l’eau , elle lui commu-niquoit le mélange d’odeur qu’elleextraioit.

Si l’on convient maintenant qu’il ya des pierres qui sentent la violette : ila été un rems où l’on disputoir beau-coup fut ce qui pouvoir réellement enêtre : les unsprétendoient que l’odeurde ces pierres leur étoit esienrielle ;d’autres vouloient qu’elles ne la tins-sent que d une plante , qui craiíloitdestus, & qui conservoit son odeurpendantquelque tems îorsqu’elleétoitdesséchée : il est vrai qu’il y a des pier-

(7) MarbodaîUS , ibidem :.

Hunc quoque corailo iìmiieM gent infula Creta :

Cujus planities croceis efl illita venis.

iiie neps-Yirus fugat, &. quod viperu fundit, j

res qui n’ont d’odeur que dans ce der-nier- ci; mais il paroit quii n’est pasfaux qu’il y en ait qui sentent ainsi parelles mêmes. Bruckman , qui a été undes plus opposés à ce dernier senti-ment, convient qu’il y en a quelques-unes ; mais que le plus grand nombredes pierres odorantes ne doivent cettequalité qu’â une espece de LichenBruckman cependant ne nie pas qu u-ne pierre qui ne rendoit d’odeur quelorqu’on la frottoir, sentoit réellementla violette, il se rend même d’autantplus volontiers à cette idée, que Bar-tholin rapporte, qu’une odeur douce& qui approchoir beaucoup de cellede cette fleur, se développa dans*une composition que Borrichius ,faisoit pour imiter les pierres précieu-ses. II paroît donc qu’il peut y avoirdes pierres qui aient cette odeur , 8Cpourquoi l’excluroit-on des pierres,puisqu’on y en reconnoît plusieurs au-tres 8c que l’on fait que les terre* 8cles métaux, atii peuvent entrer pourbeaucoup dans la composition despierres odorantes, en on t quileur loue

Solin, chap. 5 , p. zi Dat Creta.;,quem curaliachaten vocant , curalio fi-mikm : fid illitum guttis auro micantisbus, & scorpionum ictibus rejijmte/n^