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phiri modo sparsa, qualis copioiiiTima in Creta, sacra ap-pellata. Putant eam contra araneorum & scorpionum ictus
propres & que l’on distigue facilementles unes des autres, comme on le diraci-après.
L’odeur de ia plupart des pierreslolithes dépendant donc de l’odeur dela plante qui y a crû , ces pierres doi-vent se trouver dans un grand nombred’endroits. Elles se voient dans plu-sieurs cantons del’Aliemagne ; savoir àAldenberg, Sc à Berninger, suivant
Agricola , á Calenberg selon Wor-mius, fur les monts Gigants de Silésie,au rapport de Volckman,deSch\vene-feld & Kundman, à Langla Sorep, & àHirci même, suivant Bruckman. Il ençst austî parlé dans l’histoire des pierresfigurées de la Suistepar Langius. Ellen’est pas rare dans les forêts de Laponieoù Linnasus l’a trouvée ,|de même quedans la Suéde. Je l’ai vue aux environsd’£tampes,& je ne doute point qu’elle1,1e soit dans plusieurs forêts de ceuxde Paris. II doitêcre indifférent à cetteplante denaître fur telle ou telle pierre.J-a nature des pierres ne doit pas ap-porter beaucoup de différence dans lanourriture de la plante. Losqu’uneplante doit ou peut naître & croîtrefort bien sur une pierre, toutes luiconviennent : elle ne doit pas en tirerde nourriture ; ç’est presque l’air seulqui lui en fournit j ainsi les pierresodorantes pourront être des grès com-me aux environs d’Etampes, des pier-res d’un bl 3 nc sale, comme à Alden-berg & de diverses couleurs commefur les monts Gigants.
Cette plante ne varie poin t, ou très-peu, à ce qu’il pa.roît selon ces diffé-
rents pays. C’est toujours une eípecede Moufle très baffe & très-fine, quijette de très-petites branches ou quien est privée, qui forme petitesm a fies arrondies en demi sphères, quiest d’un jaune tiran t fur le rouge.& quiest quelquefois de cette couleur, à unpoint que la pierre en paroît teinte desang ,'comme Linnxus l’a observé enLaponie. La finesse de cette plante luia fait donner le nom d’une eípece de fUdoux & très fin, dont on faiíoic desétoffes pour les grands chez les anciensSc qu’ils appelíoient Byssus. Cerreplante porte ce nom dans Dillenius,qûi cite presque tous les auteurs quien ont parlé, & quoiqu’il laisse cepen-dant quelque doute sur la concordan-ce de ces Auteurs, il y a lieu de croirequelle doit être entiere & parfaite,& si cela est, cette plante fe trouveaussi en Angleterre, puisque Rai, Pe-t.iver , Morison , en parlent, en Italie,puisque Micheli en a donné le carac-tère. Dillenius, de même que Miche-li, parlent de vingt especesde ce genrede plantes, Sc ils ne disent pas qu’au-cune autre soit odorante ; & c’est parcette propriété, qu’elle est principale-ment distinguée dans Micheli ; maiscomme cette odeur pourroir dans plu-sieurs cas fe perdre, de même que celaarrive dans beaucoup d’autres plantes,Dillenius prétend que les plantes queMicheli appelle Byffus d’Allemagne,qui est très-petit-, d’un jaune d’or, q u ivient fur les roches & qui sent la vio-lette de Mars, Sc celui qui est égale-ment très-petit, qui vient Ib r les ro-