HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXX?II, 34 J
agate semblable au corail , laquelle est: parsemée de grains d’orcomme un saphir, & s’appelle sacrée ; efte se trouve en très grandequantité dans l’ifle de Crete. On croît que 1 agate est tres bonne
chers, qui a des branches íimples ourameuses Sc qui ne sent rien, ne sontquhme seule & même espece qui va-rie seulement par la propriété d’avoirou de nepoinr avoir d'odeur; proprié-té, comme on i’a dit, qui peut chan^ger, Sc même se perdre entièrement.Sc aâníi faire croire que ces deux plan-tes font différentes , quoiqu’elles nele soient pas effentiellemenr. Les dif-férents degrés d’odeur qui peuventauffi se trouver dans cette même plan-te pourroiem faire varier les efpecesde pierres odorantes ; ce n’est peut-être qu a quelque chose de semblablequ’est due l'odsut de serpolet quiexhale de la pierre que l’on trouve enThuringe, & dont il est parlé dans lanomenclature des pierres, donnée parKentman. Si cette odeur de violetteétoit très sotte, ou que la personnequi sentirent la pierre fut alors mal dis-posée, cette pierre, d’odorante qu’elleseroit , paffòroit facilement dans legenre de celles dont l’odeur est désa-gréable. Les odeurs , comme tout lemonde fait, ne font pas égalementgracieuses pour un chacun , Sc relieodeur qui est recherchée par une per-sonne , est en horreur à une autre.
Indépendamment de cette raison ,que l’on peut appeller métaphysique,de ces odeurs, Sc qui peut ainsi faiteregarder une pierre comme sentantmauvais, qui réellement a une odeursuave : il y a des pierres qui font bienéloignées d’eii avoir une semblable àçette derniere ; on oeut même dire
Tome XII.
qu elles puent Sc même très-fort; c’estune odeur d’urine de chat dans lesunes ; dans d’autres, cette odeur ap-proche de celle d’un porc ou d’unbouc ; il y en a même où elle rendcelle d’un cadavre qui tend à la pour-riture, ou celle des excrémens hu-mains. On trouve un exemple de cettederniere odeur dans une pierre étoi-lée des environs de Milan, 8c dont.ilest parlé dans Septalius, cette pierrene demande qu’à être échauffée par lefrottement pour larder échapper sonodeur. C’est au moyen d’une pareillefriction, que l’on reconnoît celle quia quelque chose de cadavéreux. Wor-mius qui dit avoir vu en France cettepierre dans un temple dédié à SaineHilaire, ne nomme point la ville oùce temple est bâti. Certe pierre est uneespece de marbre cendré. L’on nemanque pas de faire voir, â S. Martinde Tours, un pareil marbre , qui endifféré par fa couleur noire, mais quiest d’une odeur auffi disgracieuse. C’estencore dans des pierres de ce genre,que l’on a reconnu les deux premièresodeurs dont j’ai parlé. Le marbre quidonne la seconde, est dur Sc noirâtre,II se tire de l’isle d’O-elanddans la mecBaltique , suivant Léopold dans la re-lation de son vogage de Suede. Wor-mius parle d’une pierre semblable parl’odeur; mais qui distere en ce qu’ellerenfermoit des parties py tireuses & desparties de talc, qui donne à cettepierre quelque brillant, Bruckmanpense que Wormius pourroit avoir
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