HISTOIRE NATURELLE, L I V. X XX VII. ■ 3/j
pierre sur soi, que Milon de Crotone se rendit invincible dansles combats des athlètes (16).
L’androdamas est luisant comme l’argent (17), ainsi que le dia-mant. Les Magiciens croient quil a été nommé de la forte par-cequ’il sert à dompter la colere & simpétuosité des hommes (18).Les Auteurs n’expliquent pas si Targyrodamas est la même pierreque l’androdamas, ou si c’en est une autre.
L’antipathès {19) est noire (20), &: non transparente. On
rel s évanouit. L’on ne se croit doncpas maintenant plus en sûreté aveccette pierre que fans elle, & quandon la porterait dans fa bouche, cir-constance que quelques-uns deman-dent pour que la vertu de la pierrese manifeste dans les combats, on a ti-roir plutôt recours à ses forces, à sonadreíse, ou à ses armes, qu’à de pa-reils enchantements».
(15) Du mot Grec iAéxr&jp, coq,poulet. Marbodceus, chap. z :
Ventriculo galli qui testibus est viduatus ,
Cum tribus ad minimum factus spado vixerit aums,Nascitur ille lapis cujus non ultima laus est,
Et per bis binos capit-incrementa sequentes ;
Hinc alectorio nomen posuere priores :JMensuramque fabze crescens 5 excedere nescit :Crystallo similis, vel aquai, cum limpida parer,invictum reddit Iapis hic quemcumque gerentem.Nam Milo Croroniaspugiles Jioc praeside vicit ; &c.Ut bona tot praestet, clausus porcetur in ore-
(16) Il remporta sept fois le prix,
& ne fut jamais vaincu. Sur quoi voyezl’Anthologie, liv. z , chap. 2 :
MíA a>va>ç tÒ Se , &C.
Pulchra ha?c Milonis statua est, cûi prœinía septeo*dédie lapso uec semel in genua.
(17) Solin, chap. 33, p. 64. Isi-dore, liv. 16, Orig. chap. 14. Mar-bode ajoute que cette pierre se trouvedans la mer rouge.
( I S) A t>SpoSàfA.uç , 7ra .pst TO rùç ètvSpaçS<zjuú.Çeiv , parcequ’il dompte les hom-mes.
(19) Note de M. Guettard'. « Ceque Pline rapporte de M antipathes estun de ces passages de l’Histoire natu-relle de cet Auteur qu’il neseroit paspossible d’entendre sans le commen-taire que Dioscoride nous fournir.Pline qui tire souvent de Dioscoridece qu’il dit sur certains corps dont ilparle, paroît avoir encore empruntéde Dioscoride ce qu’on lit dans son
(20) Dioscoride, liv. 5 , ch. 140, tagne cje Mysie; que broyé & appli-fait de Y antipathes un corail noir. Cte- qué, il guérit les íepres & les feuxfias, chez Stobee, de Morbis, dit que volages*la pierre antipathts vient d’une mon-
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