z 98 NATURALIS HISTORIEE UB.XXXVII.
effigie, scarids ícari pifcis, tdglitis mulii, aegopthalm os ca-prino oculo : item alia suillo : &c à gruis collo geranitis,
masse , qu’elle aura été usée de façonà donner de la saillie à un nombre desparties dont elle fera composée. Ainsiune pierre calcaire ordinaire qui íeraformée de petits grains de différentedureté, pourra être une pierre picot,aussi-bien que le marbre , la breche,le jaspe, l’agate , l’onyx & toute autrepierre. On peut encore par ce moyenrendre raison des couleurs différentesdu fond de ces pierres , d u nombre& de la façon dont les taches font ar-rangées & amoncelées dans quelques-unes de ces pierres , ce qui les a faitcomparer aux pustules d’une petitevérole discrete ou confluente , c’est à-dire , dont les grains font séparés lesuns des autres ou réunis ensemble.La pierre picot tiendra ces qualitésde la pierre primitive. Ainsi on ne doitpas être surpris de l’espece de contra-diction où les Auteurs se trouventlorsqu’ils décrivent les pierres picotqu'ils possédoient. Une de celle donton lit la description dans Bruckman ,étoit un caillou dur , qui tenoit de lanature du spath & d’un assez beaublanc ; une seconde étoit rouge, mar-quée de taches d’un blanc tirant furla couleur de chair , avec de peritscailloux noirâtres ; une troisième étoitgrise avec des grains verdâtres, blancs,jaunes & d’un blanc verdâtre. Celledes environs de Lubec est, suivantJacques aMdle ( Dumelle) d’un rou-ge obscur avec des grains blancs 5 cellede Scheuchzer étoir verdâtre avec desemblables grains ; celles des envi-rons deMagellone ne font pas toutes
de la même couleur. Celles que j’aítrouvées aux environs de Paris fontblanches ou rouges avec des grainsd’un blanc plus ou moins foncé , ellesfont d’une nature de pierre à chaux.
Cesontces dernieres qui m ont faitpenser qu'on pourroit placer ces es-peces de pierres avec les pierres ocu-laires. Leurs grains font composés dôplusieurs couches : ce font comme au-tant de petits bésoards minéraux.Lorsque ces grains font bien usés ,qu’ils font de niveau avec le fond dela pierre , & que leur section est bienhorisontale , ils donnent alors à cespierres une espece de rapport avec lespierres oculaires j les taches font com-posées de cercles concentriques com-me dans celles ci j ainsi on pourroit ,selon qu’on aimeroit le mieux, Sc sui-vant qu’on seroit prévenu , les rangeravec les unes ou les autres de ces pier-res. Aucun Auteur cependant, que jesache, n’a décrit des pierres de petitevérole avec de semblables grains. Tousceux dont j’aì parlé jusqu’à présent,Bruckman même , qui paroît avoirtraité cette matière plus à fond que lesautres, n’en dit rien, mais je crois quece silence ne doit pas être regardécorstme une forte d’objection contrele sentiment que j’embrafle. Les cou-ches de ces grains font ordinairementtrès fines & très minces , il fant sou-vent la loupe pour bien distinguer jainsi il peut bien être arrivé que desAuteurs aient placés avec les pierrespicot, des pierres oculaires. Ce qui,au reste , n’importe pas beaucoup,