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Tome douzieme.
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HISTOIRE NATURELLE, L I Y. XXXVII. 399

la scarite (io), qui ressemble au poisson appellé fcarre ou Target (n);la triglite ; qui ressemble au poisson appellé mulet (12) -, l’aego-phthalme (13), qui représente un œil de chevre (14)} une autrepierre qui représente un œil de cochon (15)3 la géranite, ainsi

pourvu que l’on connaisse bien la na-ture de ces pierres, que l’on sache àquel genre de pierre on doit rapportercelles que l’on a. Je placerois pourmoi celles des environs de Paris avecles pierres appellées communémentpisolites , parcequ’elles font compo-sées de grains ronds comme des pois,celles de la Dordonne Sc de Viterbe,avec les schistes ou les mauvaises ar-doises. II paroîr que les autres fontd’une matière plus dure , plus com-pacte 8c plus fine, peut être íont-ellesdes jaspes ou des jades, celles princi-palement qui font vertes ; peut-êtreque les rouges font des granites, desporphyres, ou comme je l’ai déja in-firmé plus haut , des marbres ou desbreches.

L’espece de toutes les pierres depetite vérole qu’on estime le plus, estcelle qui est verte , Sc sur-touc lors-qu’elle vient des Indes. Le préjugé oùl’on étoit, que cette pierre avoir detrès grandes vertus contre la petitevérole, lui avoit donné une grande ré-putation j mais ce préjugé ne subfisteplus, ou s’il existe , ce n’estq Ue dansl’esprit de quelques personnes qui fontfaites pour en avoir, Sc ponr ne vou -loir pas s’en guérir. Les premiers quiaient apporté de cette pierre en Eu-,rope, font les Jésuites. La découvertequé l’on fit d’une pierre semblable,d’abord en Ecosse , comme il le paroîtpar Sibbald , qui a donné l’HistoireNaturelle de ce pays, décrédita beau-

coup la pierre Indienne.La quantité decelles d'Europe que l’on découvrit parla fuite dans plusieurs endroits , la fittomber entièrement ; car outre ceuxdont j’ai parlé, on en trouve dans l’iílede Malta, 5c en Pruste , suivant Hel-wing, Sc je ne doute presque pas quel’oss en rencontre dans beaucoup derivières Sc de fleuves , fut-tout dansceux qui font très rapides , Sc quiviennent de hautes montagnes , Scc’est dans ceux-ci qu’ily a lieu d'espé-rer d’en trouver qui rellemblent leplus aux pierres Indiennes, parcequec’est dans ces sortes de montagnes oùles jaspes Sc les autres pierres de cettedureté, se trouvent le plus communé-ment.

II y a encore plusieurs autres espe-de pierres , qui tirent leur nom deleur ressemblance avec les yeux. L’œilde chat, de loup, les yeux de serpent,d’écrevisse, son t de ce nombre.On peutconsulter les articles où l’on a parléde ces pierres , Lc où l’on a faic voirque l’œil de chat est l’opale , ainsi ap-pellée , à cause de ses couleurs chan-geantes Sc vives, comme celles desyeux de chats ; celui de loup une agaceveinée d’une façon qui approche del’œil de cet animal , les yeux de ser-pent , la pierre appellée dans Plinela chélidoine , qui est la pierre lenti-culaire des Modernes, ceux decre-ville , une espece de bézoard , qui setrouve dans l’eitomac deces animaux.On a ainsi taché de déterminer à l’ar-