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^OO NATURALIS HISTORIEE LIB. XXXVII.
liieracitis accipitris. Aetitis à colore aquila candicante
ticle de la pierre solaire que l’on a ap-pelléeœildu soleil, & à ceux des pier-res fnilaxe , callais , onyx , dullus ,que l’on a ainsi comparés aux yeux , cequelles pouvoienc être
(si) Note de M. Guettard. « Lapierre carcinienne est ainsi nommée àcause de sa couleur qui est semblable àcelle du crabe de mer.
Les crabes de mer, étant feulementd’un brun, tantôt plus tantôt moinsfoncé , cette couleur n’a rien qui soitrare pour que son ne trouve pas beau-coup de pierres qui Paient : ainsi il neparoît pas que Pline eût dû remarquercela comme une singularité bien gran-de. Si l’on veut que cet Auteurparle dela couleur que ces animaux prennentlorsqu’on les fait cuire , il n’y a encorerien là de bien extraordinaire; le rou-ge que le feu donne à leur écaille, peutïe trouver dans beaucoup de marbres ,de jaspes, d'agates & autres pierressemblables ; ainsi il y a lieu de penserque cet endroit de Pline demartderoitàêtre corrigéj&qu’ilpourroit bien se fai-re qu’il fallût entendre qaec est par laforme du corps, plutôt que par la cou-leur, que la pierre carciniénw , ressem-ble aux crabes de mer. 11 a été très-facile à un copiste d’éctire le mot latincolore , au lieu de corpore , 8c de faireainsi dire à Pline une chose qui nemcritoit pas, ou très-peu, qu’on le re- 'marquât, pour une qui est digne d’at-tention. 11 Test en ester de trouver despierres qui représentent des crabes.On en est cependant beaucoup moinssurpris maintenant q.ue l’on a décou-
vert, dans plusieurs endroits, de cespierres, ou plutôt de ces fossiles qui neîbnt que la pétrification ou la boisequ’une matière pierreuse à formée ense moulant dans l’intérieur de la co-quille de ceux de ces animaux qui ontété pris dans les terres, lorsqu’elles ontété laissées à sec par le retour de la mer.Ainsi je pense que le sens que je donneà ce passage de Pline présente quelque
chose de plus intéressant que ie pre-mier. Celui-ci est cependant le plussuivi. Je ne connois qu’Aldrovandequi veut que cette pierre, dont il a unpeu changé le nomen l’appellant Car-cinite , ne soit ainsi nommée que par-cequ’elle approche grossièrement de lafigure du crabe. Les autres, commeBoece, de Boot, prétendent que sonnom ne vient que de sa couleur : cesens peut à la rigueur être suivi, il amême pour lui le texte le plus connu,mais le premier me paroît plus dignede Pline ; en le supposant donc, je disque non-seulement on a trouvé despierres qui restembloient aux crabes,mais à des écrivisses de mer & que l’ondistingue même parmi les pierres dela premiere forte des différences quiprouvent quelles viennent de diver-ses especes de ces animaux. Mercatus,a fait par exemple graver deux crabesdont l’un est plus grand que l’aurre, 8cdonc le premier a trois & le secondquatre articulations à chaque patte.Le Cabinet de M. le Duc d’Orléansen renferme une efpece bien différen-te desdeux de Mercatus. Celles-ci fontarrondies, convexes , l’aurre est plusapplatie, presque quarrée & beaucoup
nommée ,