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Tome douzieme.
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468 Additions au Commentaire

les, premier caractéristique de la famille des renoncules, auxquel-les le thora est apparenté de favis de M. Valmont même.

II croît dans les iíles de la Méditerranée, fur les Alpes, enItalie , 8c dans peu d’endroits de la France méridionale. Pline &:Théophraste paraissent l’avoir ignoré , ainsi que Dioícoride , quin’en fait aucune mention. fleur est rosiforme , ordinairementjaune , remplie d’étamines, auxqueìles on voit succéder des se-mences nues , rangées comme dans les renoncules : la racine estformée de dix petits tubercules charnus en fuseau, qui viennents’unir à une espece de couronne dou part une tige grêle , pour-vue de quatre feuilles rondes, de grandeur inégale. Tel est lethora , la plus venimeuse de toutes les plantes Européennes à ra-tubéreuses } fur-tout quand, on le prend dans ion íol natal î

car il perd beaucoup de fa virulence par la transplantation dansles jardins, où la bonne terre l'énerve ; 8c c'est encore un bon-heur. Mathiole l’a nommé faux aconit , par une méprise qui n’estpas fans conséquence dans un Auteur si répandu , 8c plus lu ,peut* être, que Tournefort même , par le vulgaire des Méde-cins.

L’expreísion des racines du thora est encore employée de nosjours, dans quelques cantons des Pyrénées 8c des Alpes, pouroindre les armes de chasse, comme les piques 8c les bayonnettes :on la mêle aussi, avec beaucoup de succès, dans les apâts & lesboulettes aux loups & aux renards. On déterre la plante en au-tomne ; car pendant fa floraison elle est trop foible : on en écraseles racines fur une pierre ; ce qui produit une espece de bouillieépaisse, qui, étant caustique & corrosive, décompose le sang desanimaux qu on blesse légèrement avec des armes qui en font en-duites (z o).

(zo) Dodonée décrit une secondeespece de thora, auquel il donne p?rpréférence l’épithece de valdmfis. 11ne différé de celui dont nous venonsde parler, que par fa petiteíle, 8c sert

auffi à envenimer les traits : son con-tre-poison est rhuile d’olive. On con-seille encore les racines de l’impéra-toire des prés.

Quant à Y and thora , il ne semble

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