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Tome douzieme.
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de F Histoire Naturelle de Pline 479

qui fonc la base de ce Traité , une si grande proximité avec monopinion particulière, que je me suis déterminé à la rendre pu-blique.

Le préservatif de la petite vérole ( écrit Van Swieten ) est en-core à trouver : mais l’iinportance de l’objet doit engager tous lesgens de bien à s’en occuper, & à tenter avec prudence les diffé-rents moyens que des réflexions assidues fur le caractère de cettemaladie pourront leur suggérer : il vaudroit encore mieux savoirprévenir une maladie , que de savoir la guérir.

La Faculté de Médecine de Paris a proposé pour sujet d’unprix : La petite vérole, étant déclarée , exise-t-il un moyen d’ener-ver l' activité de son virus?

Encore que Van Swieten ne parle (non plus que la Faculté )que d’un préservatif ou antidote à employer au moment mêmede l’invasion de la petite vérole , Finvitation de ce Savant est sipressante & si éloquente , que j’ai cru y voir une exhortation àfortiori j de s’occuper des moyens de prévenir le mal , s’il étoit pos-sible , dès la naissance de l’homme.

Sydenam a observé que la petite vérole se passoit quelquefoisfans aucune pustule varioleuse ; en un mot, qu’il y avoit des fiè-vres varioleuses fans petite vérole apparente. Là-dessus Van Swie-ten imagine qu’il y auroit des moyens artificiels de procurer aulevain variolique une émission de ce genre, bénigne, insensible,& privée absolument du symptôme affreux des pustules. C’est s’yprendre bien tard, fans doute, que d’attendre que la fievre vario-lique se soit déclarée ; &, comme il l’a reconnu plus haut, il vautencore mieux prévenir le mal que d’y apporter le meilleur re-mede.

Quoi qu’il en soit, tout ce qu’il imagine devoir faire pour pré-venir les pustules après l’invasion de la fievre, m’a convaincu quel’unique moyen de chasser à loisir, & de bonne heure , le levainvariolique , seroit de baigner les enfants en bain tiede de te msen tems, pour leur faire évacuer ainsi par les pores tout le prin-cipe de ce terrible fléau. En effet, ce levain n’est probablementautre chose qu’un vice préexistant', qu’une sorte de lepre origi-