de THifloire Naturelle de Pline. 489
miere couche de la colonne anémique subséquente; en un mot,comme une force à-peu-près neutre &c indifférente. Je dis à-peu-près neutre ; car la réaction du premier souffle doit nécessairementtroubler quelque peu la direction du second, vu la grande mo-bilité des parties constituantes des fluides.
D’après ces considérations, & sur-tout d’après la réflexion quetoute voile, courbe ou plane, est difficile à ployer dans un coupde vent, j’imagine qu’il faudroit appliquer à là vergue une jalou-sie, comme on en met à Paris à la plupart des fenêtres, laquelleJalousie seroit engagée par les extrémités de ses échelons mo-biles , dans un châssis dont ce qu on nomme la vergue formeroitle chapiteau de la traverse supérieure. On donnerait, au moyend’un ou plusieurs cordons, l’inclinaifon qu’on voudroit à chacunde ces échelons plats. Quand on voudroit ne laisser aucune priseau vent, on leur seroit prendre la position horisontale, en sortequ’alors ils ne se présenteroient que de tranche à l’irruption dusouffle moteur ; quand , au contraire , on voudroit avoir pleinvent, on dreíseroit la tranche de ces mêmes échelons verticale-ment. Comme le mouvement alternatif du vaisseau dérangeroità chaque instant cette position verticale , il en résulteroit unavantage qu’on ne sauroit jamais attendre des voiles ordinaires ;car l’inclinaifon procurée aux planchettes par le mouvement al-ternatif du navire, seroit glisser le premier souffle, & le laisse-roit échapper par l’intervalle des échelons : cet appareil sauve-rait donc sinconvénient de la réaction du vent sur lui-même,réaction que nous avons dit nuire à faction de la colonne sub-séquente.
A l’égard des vents obliques , on se les procurerait avec cemême appareil, placé fur fun des flancs du vaisseau.
On parerait les trop grands coups de vent, au moyen d’unecharnière inférieure fur laquelle , à volonté , on dresserait lechâssis , ou on le coucherait à plat, à la faveur d’une poulie atta-chée à la vergue, & d’un fort cordage.
Tome XII.
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