49o Additions au Commentaire
IDÉE D’U N E B I-ROTE,
Ou voiture qui consiíleroìt simplement dans un siégé suspenduentre deux roues, & où ce siégé, qui feroit partie inférieure del’aiísieu, ou de la traverse commune des deux roues, feroit 1’uniquemobile qu’emploieroit le conducteur pour les faire cheminer.
Vehiculum cum quatuor rotis Phryges invenere. Plia. 1 . 7 , chap. z 6.
I -j e s Anciens n’ont connu, pour les voitures , que l’appareil àdeux roues ôe à quatre roues ; les voitures à trois roues & à unefeule font une invention moderne : mais de toutes les voiturespossibles, la plus légere , la plus simple &: la plus aisée à mou-voir , feroit, fans contredit, celle que je vais proposer.
Soient données deux roues de sept à huit pieds de haut. Lesmoyeux tourneroient autour des aiísieux, dont le centre de pe-santeur tendroit uniformément vers le centre de la terre ; d’au-tant que ce centre de pesanteur des aiísieux feroit plus bas queles extrémités ou emboîtements ; bailleurs le poids du siégé òcde la personne qui y siégeroit, ajouteroit encore à cette gravitécentrale du milieu des aiísieux. Au surplus , tant que ces aiísieux, lesiégé & la personne fe maintiendroient dans cette situation uni-forme fur un fol horifontaljune telle voiture resteroit immobile : maisdu moment qu’un conducteur ( qui pourroit être un enfant ) dé-rangeroit la perpendiculaire du poids , en tirant quelque peu àlui le siégé par fa partie inférieure , au moyen dune corde , lavoiture fe mettroit dès-lors en mouvement-, mouvement qui s’im-primeroit fans grand effort de lapart de l’agent, comme le raison-nement le démontre ; car tout l’effortde l’enfantconsisteroit a déran-ger la perpendiculaire du poids, & dès ce moment c est le poids }non l’agent, qui fait mouvoir la voiture. Toutes les autres vol-