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parler en homme libre (le la dégradation où la servitude réduitles animaux, en homme sensible de la destruction à laquelle l'es-pèce humaine les a soumis, et en philosophe de la nécessité decelle destruction, des ell'els lents et sûrs de cette servitude, de soninfluence sur la forme, sur les facultés , sur les habitudes moralesdes différentes espèces. Des traits qui semblent lui échapper carac-térisent la sensibilité et la fierté de son Ame; mais elleparoil tou-jours dominée par une raison supérieure : on croit, pour ainsidire, converser avec une pure intelligence, qui n’auroit de la sen-sibilité huinaiiieque ce qu’il en faut pour se faire entendre de nouset intéresser noire foiblesse.
Dans son discours sur les perroquets, il fait sentir la différencede la perfectibilité de l’espèce entière, apanage qu’il croit réservé àl’homme, et de celle perlée!ibililéindh iduelle que l’animal sauvagedoit à la nécessité, à l'exemple de son espèce, et l'animal domes-tique aux leçons de son maître. Il montre comment l'homme, parla durée de sou enfance, par celle du besoin physique des secoursmaternels, contracte l'habitude d’une communication intime quile dispose à la société, (pii dirige vers ses rapports a\ ec ses sem-blables le développement de scs facultés, susceptibles d’acquérirune perfection plus grande dans un être plus heureusement orga-nisé et né avec de plus grands besoins.
■ Peut-être col le nuance entre nous et les animaux est-elle moinstranchée que 7VI. de Bulfou n'a paru le croire; peut-être, commel’exemple’des castors semble le prouver, existe-t-il des espècesd’animaux susceptibles d'une sorte de perfectibilité non moinsréelle, mais plus lente et plus bornée : qui pourrait même assurerquelle ne s’étendroii pas bien au-delà des limites que nous osonslu; hxer, s; les espèces qui nous paraissent les plus ingénieuses,affranchies de la crainte dont les frappe Ja présence de l'homme,et soumises par des circonstances locales à des besoins assez grandspour exciter l'activité, mais trop foi blés pour la détruire, éprou-voientla nécessité et avoient en même temps la liberté de déployertoute l'énergie dont la nature a pu les douer ? Des observationslong-temps continuées pourraient seules donner le droit de pro-noncer sur cette question ; il sulBl, pour la sentir, de jeter un re-gard sur notre espèce même. Supposons que les nations euro-péennes n'aient pas existé, que les hommes soient sur toute la terrece qu’ils sont en Asie et en Afrique , qu’ils soient restés partout àce même degré de civilisation et de connoissances auquel ils éloientdéjà dans le temps où commence pour nous l'histoire : ne serait-onpas alors fondé à croire qu’il est un terme que dans chaque climat