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THÉORIE
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SECOND DISCOURS.
Vidi ego, quod fuerat quondam solidissima leilus ,Esse fretuin ; vidi Jïactas ex œquore terras ;
Et procul à pelago conclue jacuere marinæ ,
El velus inventa est iu immtihas anchura summis ;Quodque fuit campus , vallem decursus aquarmuFeeit, et eluvie mous est deductus iu æquor.
(Ovid, Melum. lib. XV, v. a6a. )
Il n’est ici question ni de la figure 1 de la terre, ni de son mou-vement, ni des rapports qu’elle peut avoir à l’extérieur avec le»autres parties de l’univers; c’est sa constitution intérieure, sa for-me et sa matière, que nous nous proposons d’examiner. L’his-toire générale de la terre doit précéder l’histoire particulière deses productions, et les détails des faits singuliers de la vie et desmoeurs des animaux, ou de la culture et de la végétation des plan-tes, appartiennent peut-être moins à l'histoire naturelle que lesrésultats généraux des observations qu’on a faites sur les diffé-rentes matières qui composent le globe terrestre, sur les émi-nences, les profondeurs et les inégalités de sa forme, sur le mou-vement des mers, sur la direction des montagnes, sur la positiondes carrières, sur la rapidité et les effets des courans de la met, etc.Ceci est la nature en grand, et ce sont Là ses principales opéra-tions; elles influent sur toutes les autres, et la théorie de ces effetsest une première science de laquelle dépend l’intelligence des phé-nomènes particuliers, aussi-bien que la connoissance exacte dessubstances terrestres; et quand même on voudrait donner à celtepartie des sciences naturelles le nom de physique , foute physiqueoù l’on n’admet point de systèmes n’est-elle pas l’histoire de lanature?
Dans des sujets d’une vaste étendue dont les rapports sont dif-ficiles à rapprocher, où les faits sont inconnus en partie, et pourle reste incertains, il est plus aisé d’imaginer un système que de
1 Voyez ci-après les Preuves de la Théorie de la Terre > art. I.