TRAITÉ DE L'AIMANT, etc. igg
3e même nom , et qu’également son pôle sucl se tourne toujoursvers le pôle austral de la terre, dont la force diffère aussi, par saquantité, de celle du pôle austral de l’aiguille aimantée. L’onverra donc aisément comment, par une suite de l’inégalité desdeux courans électriques, l'aiguille aimantée qui marque les dé-clinaisons se tourne toujours vers le pôle nord du globe, dansquelque hémisphère quelle soit placée , tandis qu’au contrairel’aiguille qui marque l’inclinaison de l’aimant s'incline vers lenord dans l'hémisphère boréal, et vers le pôle sud dans l’hémi-sphère austral, pour obéir à la force générale, qui va de l’équa-teur aux deux pôles terrestres en suivant la courbure du globe ,de même que les particules de limaille de fer répandues sur unaimant s’inclinent vers l’un ou l’autre des deux pôles de cet ai-mant, suivant quelles en sont plus voisines, ou que l’un despôles a plus de supériorité sur l’autre. Ces phénomènes, dontl’explication a toujours paru difficile, sont de nouvelles preuvesde notre théorie , et montrent sa liaison avec les grands faits del’histoire du globe.
Voilà donc les deux phénomènes de la direction aux pôles, etde l’inclinaison à l’horizon, ramenés à une cause simple, dontles effets seroient toujours les mêmes si tous les êtres organisés ettoutes les matières brutes rccevoient également les influences decette force : mais , clans les êtres vivans , la quantité de l’électri-cité qu’ils possèdent, ou qu’ils peuvent recevoir, est relative àleur organisation ; et il s’en trouve qui , comme la torpille, nonseulement la reçoivent, mais semblent l’attirer, au point de for-mer une sphère particulière d’électricité combinée avec la vertumagnétique ; comme aussi, dans les matières brutes, le fer se faitune sphère particulière d’électricité, à laquelle on a donné le nom.de magnétisme ; et enfin, s’il existoit des corps aussi électriquesque la torpille, et en assez grande quantité pour former de grandesniasses , aussi considérables que celles des mines de fer en diile—rens endroits du globe, n’est-il pas plus cpie probable que le cours,de l'électricité générale se üéchiroit vers ces masses électriques ,comme elle se fléchit vers les grandes masses ferrugineuses quisont à la surface du globe, et qu’elles produiraient les inflexionsde cette force électrique ou magnétique en la déterminant à soporter vers ces sphères particulières d’attraction comme vers au-tant de pôles électriques plus ou moins éloignes des pôles terres-tres, selon le gisement des continens et la situation de ces massesélectriques?
Et comme la situation des pôles magnétiques peut changer ci