CONSIDÉBATJONS
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dont les eaux reflètent l’image des bana-niers dont il est entouré; lorsque l’on aquitté les campagnes ornées par la tendre-verdure de la canne à sucre de Taïti , oules bosquets ombragés par l’épais feuillagedes cacaotiers, la vue se porte au sud surdes steppes ou déserts qui s’élèvent insen-siblement, et terminent l’horizon dans unlointain sans bornes.
En quittant ces lieux où la nature pro-digue la vie organique, le voyageur frap-pé d’étonnement entre dans un désert dé-nué de végétation. Pas une colline, pasun rocher ne s’élève comme une île aumilieu de ce vide immense. La terre pré-sente seulement çà et là des couches hori-zontales fracturées, qui souvent couvrentun espace de deux cents lieues carrées etsont sensiblement plus élevées que tout ce