entrent Tyrhenus clans son expéditionen Europe, et que ce prince visita la Si-cile et la Lucanie ; peut-être même lesanciens habitans de Possidonia furent-ils dans l’origine Chaldéens et Cana-néens : caries proportions du temple deNeptune à Pestum ne correspondentpoint à celles d’un ancien temple grec ,mais portent tous les caractères d’unearchitecture asiatique. Ce temple nepourrait-il pas avoir été élevé par lesLydiens , puis embelli et décoré à l’ex-térieur parles Sybarites qui le consa-crèrent à Neptune ?
Une des preuves que Possidonia futhabitée par des peuples d’Asie , sepuise dans les peintures intérieuresdes plus anciens monumens sépul-craux : il est dit dans Isaïe que lesChaldéens avaient l’habitude de pein-dre l’intérieur de leurs habitations ,et une preuve que les Chaldéens ontémigré en Sicile , est l’inscriptionchaldaïque trouvée à Païenne.
11 existe une analogie frappante entreles coutumes des Pélasges et celles despeuples de l’Asie . La divination et lesaugures,Fusage de consulter les entrail-les des victimes auquel fait allusion leprophète Ezécliiel, existaient chez cesdeux nations. Les danseuses del’Étru-rie, si admirées, ne sont-elles pas lesBayadères ? L’écriture étrusque dedroite à gauche n’est-elle pas aussi celledes Hébreux ? L’usage de tirer sa paren-té de sa mère et non de son père, celuid’admettre les femmes dans les ban-quets, cités par Hérodote , ne sont-ilspas des traits caractéristiques com-muns à ces deux peuples ? La chairecurule et la robe de pourpre n’étaient-elles pas toutes deux des marques dedignités chez eux ? Enfin , les Romainset les Perses n’avaient - ils pas lesmêmes aigles sur leurs étendards?Mais la civilisation des Etrusques , et
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leur profonde connaissance dans lesarts et dans les sciences, originaires del'Orient, sont la preuve la plus éviden-te delà véracité du récit d’Hérodote .
Au premier coup d’œil, William mefît remarquer une différence dans lestyle de ces antiquités. Cette différenceprovient sans doute des adjonctions etdes embellissemens faits par les Sy-barites aux temples , aux salles debains et autres édifices qu’ils trou-vèrent à Possidonia. Les Romains, enleur succédant, y introduisirent leurarchitecture.
Les murs delà ville, construits delarges pierres , lisses et ohlongues ,placées les unes sur les autres , et fortbien jointes , quoique sans ciment,donnent une idée des constructionscyclopéennes. Ils forment un parallé-logramme de deux milles et demi detour. Leur hauteur aurait été dequarante-six pieds , leur épaisseur dedix-huit. Ils étaient fortifiés par huittours fort basses „ présentant un inté-rieur carré de vingt-deux pieds , et desembrasures de vingt - deux pouces.Elles sont d’une construction plus mo-derne que les murs ; plusieurs despierres qui les composent ontjusquesà quatre pieds et demi de long.
Un débris de ces murs est encore de-bout à coté de la porte de la Syrène.
Pestum avait quaire portes pla-cées en angle droit, celle de l’est seulereste sur pied. Elle consiste en un arcde quarante-six pieds de haut et con-struit en pierres massives. Sur la clefde voûte on voyait deux bas-reliefs ,représentant, l’un une Syrène cueil-lant une rose, et l’autre un Dauphin.Le temps a eflacé ces emblèmes. Atrente ou quarante pieds de distancesont les vestiges d’un mur et d’uneporte intérieure, et dans l’espace com-pris entre les deux, sont des ruines