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[2] (1835) Royaume de Naples, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] : Sicile et Malte, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] / par C.-D. de la Chavanne, D.-D. Farjasse et P****
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44 L’ITALIE .

dansTacilcqu’elle futrebâtie et coloni-sée par Néron. Anlonin le Pieux en faitmention dans son itinéraire, et la dé-signe comme une station sur la voieAppienne. Quant à son nom actueldei 'Pagani , des Païens, il lui Vient de latransplantation des Sarrasins, qui ,chassés de la Sicile vers le treizième

siècle, eurent la permission d’y formerleur établissement.

Notre pacte avec le calessaro étaitfini , nous avions été si contens de lui,que nous lui demandâmes s’il vou-lait continuer. « Eccellenza si. » Alorsnous nous dirigeâmes vers Castella-mare.

CASTELUMARE, STABIA, SORRENTO .

De Nocera à Castellamare la routeest jolie, au pied d’une chaîne de mon-tagnes d’environ huit milles (PI. 37 ).Cette dernière ville, voisine de l’an-tique Stabia , s’étend dans une plainefertile; elle a un très-beau quai con-struit par les Français. Charles I ' r .d’Anjou la fit entourer de murailles,et la fortifia dé deux châteaux ; elledoit son port et son môle à Char-les III de Bourbon ; et possède un chan-tier où l’on construit les vaisseaux dela marine royale du royaume.

Hors de la ville sont trois sourcesprincipales d’eaux minérales acidulées,dont l’efficacité est généralement re-connue, et qui font de Castellamarele rendez-vous, pendant l’été , de toutela bonne société de Naples , qui y vientjouir d’un air plus frais ; les hautesmontagnes dont elle est environnée larendent un séjour de délices. Ces mon-tagnes sont couvertes d’une forêt dechâtaigniers etd’autres arbres,et ornéesde maisons de campagne et de jardins.Le roi aussi y possède un casin ap-pelé « Qui si Sana », « ici on guérit »,ainsi nommé par la reine Marie-Caro-line, femme de Ferdinandl er . Atteinted’une maladie que les médecins jugè-

rent incurable, elle désira quitterNaples , et aller dans ce site, qui luiplaisait, passer le peu de jours qui luirestaient encore à vivre; l’air de cettemontagne lui rendit la santé; elle voulutque le château qu’elle avait habité, s’ap-pelât, Qui si Sana, nom qui lui estresté depuis.

Tout près de là est le village de Gra-gnano, que les buveurs d’eaux minéralesprennent souvent pour but de char-mantes promenades que l’on fait à ânes,et qui sont ordinairement fort gaies.Le vin de Gragnano jouit d’une granderéputation. Les pâturages de ces mon-tagnes furent si renommés , qu’ils leurvalurent le nom de Lactarii « abondansen laitage.» Derrière, et plus élevéqu’eux, est le monte Sant’Angelo avecsa couronne de neige et ses huit centstoises au-dessus du niveau de la mer.

On retrouve sur la hauteur les tra-ces de Stabia ; dont les excavationsont été malheureusement interrom-pues; Stabia et ses villas occupant unespace fort étendu, l’on y aurait sansdoute trouvé beaucoup de choses. Lesobjets que l’on a retirés des fouillesont été transportés au musée de Naples .Ils consistaient en peintures, en mor-