On trouve, sur ce même rivage, unepierre de composition nommée pierrede Sorrento , que l’on suppose avoirfait partie des incrustations de ce tem-ple. Sa couleur est Lieue ; quelques-unes sont opaques , d’autres trans-parentes. On trouve également desémeraudes et des cornalines.
Meta , assez grande ville , possèdeune jolie église, près de laquelle sontde vieux oliviers que la tradition rap-2 )Orte avoir été consacrés à Minerve ; cequi, joint à la position de l’édifice,peut Lien faire conjecturer qu’il a étéLâti sur l’emplacement d’un temple decette déesse. Dans un ancien cimetièrede la ville l’on a trouvé , nous dit-on ,des tomLeaux phéniciens, des sque-lettes , des monnaies grecques, car-thaginoises et romaines, et dilférensornemens.
Ce nom de Meta, home, ne lui vien-drait-il pas de sa position à l’extrémitéd’une pointe de terre', qui la feraitressembler à la borne posée dans lespalestres, ou jeux antiques, à laquelleHorace fait allusion ?
. Metaquc fervidis
Evitata rôtis .
Hor. Od. lit . I, (j. 4*
Sur un essieu brûlant, franchissant la barrière,
Yole, évite la borne.
Traduct . de Daru,
Avant d’arriver à Sorrento , nous tra-versâmes une autre grotte ; mais toutecrainte avait disparu ; nous voilà àterre et montant à Sorrento , par uneouverture sauvage et sombre, creuséeau milieu de rochers élevés, percés decavernes profondes , et qu’il nous fallutgravir par un chemin raide et étroit;quelques hommes déterminés retran-chés dans ce chemin pourraient s’op-poser au débarquement de toute unearmée (PI. 38 ).
rochers qui, vus de la mer, semblentun mur immense construit le Ion »- de
ü
la côte ; les montagnes en cet endroitentourent et abritent un terrain fertile,couvert des plus riches récoltes et desplus beaux orangers ; ces arbres y for-ment des forêts par la quantité de jar-dins qui en sont remplis, et séparésseulement par une simple haie; leursfruits, très-abondans, s’exportent à Na-ples ; mais il s’en faut qu’ils y soientaussiestimés que ceux de Sicile ; dans la sai-son de la récolte, en février et en mars,on y donne jusqu’à douze oranges deSorrento pour un grain, moins d’unsou.
Sorrento , anciennement Surrentum,nom qui dérive de la beauté de son site,fut, suivant la tradition, fondée parUlysse; quelques-uns la font bâtir parune bande d’aventuriers phéniciens.Elle fut colonisée par Auguste ; maisbien avant elle dut être une ville con-sidérable , puisqu’elle avait donné sonnom à ce promontoire qui ferme labaie de Naples au sud-est : elle est àcinq ou six lieues de cette capitale.
Surrentum , aux temps d’Auguste etde son successeur, paraît avoir étéplus considérable que Naples . Mais,en yg , les eaux de la mer, en aban-donnant les murs de Pompeï , em-piétèrent sur son territoire , et détrui-sirent un quai magnifique qui s’éten-dait de la ville à une montagne escar-pée, couronnéepar un temple deCérès;la mer n’épargna aucun des édificesenvironnans.
On nous montra plusieurs templescreusés dans la montagne, appeléspar la tradition les cavernes d’Ulysse,et supposés avoir été consacrés auxSyrènes . Leur forme est encore lamême, quoique dépouillés de leurs or-nemens. L’entrée du côté de la merressemble à la description que nous