comme s’il se fût retiré dans les airspour se rafraîchir lui-même.
Quelques jours après, en me prome-nant dans uue rue que l’on nomme
Strada dei Lanzievi , l’on me montra,sculptée dans le mur d’une maison , lastatue de Nicolo Pesce.
Depuis notre course au Vésuve , leduc, la duchesse et l’ahhé veulentêtre de toutes nos parties ; ainsi, il étaitdécidé que nous irions ensemble à Baïa.Dès six heures du matin, le jour con-venu, l’abhé assiégeait notre porte, etnous voilà une autre fois enroule, tra-versant le Largo del Castello, puissaluant en passant le théâtre St.-Char-les, où M m “. Malibran avait excité laveille des trépignemens d’enthou-siasme bien mérités, nous parcouronsla rue de Chiaïa, sur laquelle est lepont du même nom, qui paraît sus-pendu sur votre tête. Resserée entreles deux collines dePizzo Falcone etde Saint-Elme, cette rue est désagréa-ble en raison de son peu de largeur, etde la foule qui y afflue sans cesse; c’estle seul passage pour traverser cettepartie de la ville, lorsqu on ne veut pasfaire le tour de la marine ; les proprié-taires des palais bâtis sur ces collinespensant avec raison qu’une communi-cation plus facile donnerait plus de va-leur à leurs maisons, firent bâtira leursfrais le pont court et étroit qui, deSanta Maria Degli Angeli va à la rueSaint-Elme; nous passons dessous, etnous arrivons au quai nommé Rivieradi Chiaïa, qui sépare la villa Reale des
maisons, et qui, aux dernières heuresdu jour, est la promenade favorite desNapolitains .
Cette riviera est assez longue; maisnous courons avec une telle rapidité,qu’il est impossible d’en parler. Nousvoilà à la grotte de Pausilippc(P1.49).
L’Italie a beaucoup de passages sou-terrains de ce genre ; mais celui-ci estle plus ancien, le plus long et le plusremarquable; il y a neuf cents pas surune largeur de vingt - quatre piedset une hauteur de vingt-huit toises. Onne connaît pas l’auteur de cet ouvragegigantesque attribué aux Romains.Strabon, Sénèque et Pline en fontmention sans désigner celui à qui onla doit; parmi les auteurs modernes,Mazocclii l’attribue à Lucullus , Mar-torelli, à Agrippa, et Luigi Galanticroit que cet ouvrage est de beaucoupantérieur à Lucullus, et qu’il fut faitsimultanément par les liabitans de Cu-mes et de Naples , pour avoir entreeux une communication plus courte.
Ce qui étonne, c’est qu’il n’arrivepas tous les jours des accidens. Long-temps cette grotte a été complètementobscure; une petite chapelle placée aumilieu et consacrée à la Madone, four-nissaitle seul luminaire. «Les voitures,