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[2] (1835) Royaume de Naples, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] : Sicile et Malte, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] / par C.-D. de la Chavanne, D.-D. Farjasse et P****
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L’ITALIE .

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ries, de la pierre ponce, et autresdébris volcaniques ; et là où fut unvolcan redoutable se montre aujour-d’hui la végétation la plus riche ! Pla-cée dans cette périlleuse position, quisait si demain cette somptueuse villa,et ces arbres qui croissent sur les con-fins de la destruction ne seront pas ef-facés de la surface de la terre , et si levoyageur qui cherchera leur ombrehospitalière ne les trouvera pas rempla-cés par des rivières de flamme ou par unlac paisible ? car ici la nature exécute sesgrandes opérations avec ses rudes ma-tériaux et à la vue d’hommes qu’elleterrifie.

Cette terre est celle qui laisse le plusde marge au voyageur observateur; carson caractère distinctif, sublime et sin-gulier qui lui a été imprimé par la na-ture , ne se retrouve nulle part.

Nous avions projeté de dîner àPouzzoles , dont plusieurs montagnesnous séparaient encore. Il fut convenuque le duc, la duchesse et Bidouard,qui connaissaient tous ces pays, iraientnous attendre, tandis que nous nous yrendrions par ces routes mon tueuses.

Tout le canton que nous allons par-courir maintenant s’appelait Champs-Plilégréens « Champs-de-Feu ; » à cha-que pas nous allons y rencontrer dessources d’eaux minérales ou thermales.

Nous voici sur l’ancienne voie ro-maine, appelée Antiniana, qui con-duisait de Naples à Pouzzoles ; nous yretrouvons des traces de l’ancien pavéen pierres volcaniques; les restes d’unpont à trois arches au-dessus duquelpassait cette route; un grand nombrede tombeaux la bordent des deux côtés,la plupart détruits et ne présentantque des masses ou des fragmens in-formes; nous en visitâmes pourtantdeux assez bien conservés sur la gau-che : le premier, près de l’église de

San Vito, est un columbarium, danslequel on descend par des marchesconstruites dans l’intérieur ; il est voûté,recouvert en stuc, et orné de bas-re-liefs représentant des figures grotes-ques ; trois niches, l’une en face de laporte, et les deux autres à droite et àgauche, sont décorées chacune de deuxcolonnes qui soutiennent un fronton;un grand nombre de petites niches pra-tiquées dans les murs, la profusion desornemens qui enrichissent la voûte etprobablement les autres parties du tom-beau, enfin l’état de vétusté dans lequelil se trouve, composent un ensembletrès-pittoresque aux yeux de l’artiste.

Le second tombeau est isolé; saforme extérieure est un piédestal surlequel est placée une colonne tron-quée; l’intérieur est à deux étages; lapartie supérieure sert aujourd’hui d’ha-bitation à un paysan.

Des vestiges de stuc, de has-reliefset de peintures assez bien conservés,annoncent que ce tombeau appartenaità une famille opulente.

Nous passons ensuite devant le cou-vent des Capucins, en grande vénéra-tion , et que l’on désigne comme le lieuoù saint Janvier souffrit le martyre.Nous eûmes le désir d’y entrer. Le re-ligieux chargé de nous accompagnernous montra dans l’église la bellestatue du saint, et une pierre tachéede sang, sur laquellela décollation avaiteu lieu, ajoutant pour preuve, que lejour du miracle, à Naples , cette tachese ravivait.

Dans le jardin nous vîmes l’entréed’une grotte comblée de terre, qui au-trefois conduisait à Pouzzoles ; elle estassez large pour avoir pu donner pas-sage à une voiture

De là à la Solfatara, il y a peu de dis-tance , et nous nous y rendîmes. Lesapproches de cet ancien volcan sont