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[2] (1835) Royaume de Naples, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] : Sicile et Malte, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] / par C.-D. de la Chavanne, D.-D. Farjasse et P****
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POUZZOLES

pétuels. On fait entrer cette pauvrevictime , que son maître sacrifierait sion souffrait cette cruauté ; le chien re-doute à tel point cette épreuve, lors-qu’il l’a déjà subie, qu’il tremble enapprochant, et qu’il faut l’y traîner. Apeine couché, il tombe en convulsion,se plaint, gémit, et serait mort entrois minutes si on l’y laissait ce temps.

La partie intérieure de la grotte necontient aucune odeur remarquable;mais si l’on se baisse et qu’on plonge lamain dans la couche d’air qui, par-tant du sol, s’élève à un pied envi-ron, et qu’on la porte ensuite pleinede ce gaz jusqu’au nez, on sent uneodeur suffocante, qui asphyxieraitl’homme aussi bien que le chien s’ilse tenait couché par terre. En sortant,nous vîmes ce pauvre animal que l’onvenait de plonger dans l’eau pour lerendre plus tôt à la vie ; la duchesseétait émue jusqu’aux larmes : « Va,dit-elle , malheureuse victime, accom-plis ton pire destin, meurs cent fois, sicent curieux arrivent !! » Nous quittâ-mes la grotte , emportant une impres-sion fâcheuse de ce que nous avions vu.L’on nous montra ensuite quelquesrestes de fabrique, que l’on dit avoirfait partie d’une villa de Lucullus etqui sont encore sur les bords de ce lac.A côté de ces ruines sont les bains devapeur de San Germano, fréquentéspar les personnes atteintes de rhuma-tismes; ces étuves consistent en une réu-nion de masures construites par desmains barbares pour le soulagementde l’humanité. Quelques années en-core , il n’en restera que les décombres.

Dans l’intérieur, elles sont partagéesen huit chambres dont les quatre der-nières sont les plus chaudes. Les exha-laisons de soufre sont difficiles à sup-porter. Elles se manifestent par unefumée blanche qui s’échappe par lesN.

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fentes des murs. La chaleur s’y élèvede trente à quarante degrés de Réau-mur. Nous y présentâmes un morceaud’amadou allumé ; la vapeur augmented’intensité, et elle se dirige vers le feude l’amadou.

Les modestes étuves du lac d’A-gnano ont remplacé les magnifiquesthermes que les Romains avaient éle-vés sur le sommet de la colline près dela ville d ’Angularum ; l’espace occupépar les ruines est assez considérablepour faire juger que l’édifice étaitsomqrtueux : les constructions en bri-que qui sont incorporées avec la col-line ont tous les caractères de grandeuret de solidité qui se rencontrent dansles monumens publics des anciens. Lesdébris d’arcades, les voûtes, les pansde mur, n’ont plus aucune liaison entreeux. Mais il est resté des portions desalons cintrés, où l’on voit un grandnombre de tuyaux en terre cuite paroù la chaleur et les vapeurs se répan-daient dans l’intérieur. Nous conti-nuons à marcher toujours vers la par-tie occidentale du lac; et laissant àgauche les monts Leucogés, aujour-d’hui la Solfatara, nous nous diri-geons vers les Pisciarelli, petit ruis-seau d’eau bouillante, qui prend sasource dans la montagne de la Solfa-tara ; cette eau fait cuire un œuf enhuit minutes; elle est fortement im-prégnée d’alun et de vitriol; ce der-nier même y domine à un degré tel,qu’en y mêlant de la noix de galleon en ferait de l’encre. Dans cet en-droit le sol résonne comme s’il é'aitcreux. De là on va aux Astroni,ancien cratère d’un volcan éteinl, etconverti aujourd’hui en parc royal, en-touré de murs pour y retenir le gi-bier; il a quatre milles et demi de cir-conférence. Dans l’intérieur du parc,on rencontre encore des laves, des sco-

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