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[2] (1835) Royaume de Naples, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] : Sicile et Malte, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] / par C.-D. de la Chavanne, D.-D. Farjasse et P****
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POMPE I.

sources en sc ménageant à leur aide lafaculté de manger toute la nuit.

Sur le massif de cette boutique,coi»me sur ceux de beaucoup d’autresthermopolium , on remarque l’em-preinte des tasses, dont la liqueur a cor-rodé le marbre, ce qui ferait supposerqu’on la composait avec du miel.

On a pensé quele genre decommercequi se faisait dans quelques maisonsétait désigné par des figures qui sontpeintes ou sculptées sur le mur exté-rieur; c’est ce qui a fait prendre pourune pharmacie la boutique où 1 on atrouvé une peinture représentant unserpent dévorant une pomme de pin.Mais peut-être n’indiquait-on ainsi quele génie sous la protection duquel lafamille était placée, et ici ne faudrait-ilvoir qu’une allégorie. Le serpent estl’emblème de la prudence et de la pré-voyance, et la pomme de pin celui dela mort; ce qui signifierait que cesdeux vertus font triompher de la mortdont elles éloignent le terme.

Le serpent était aussi pour les An-ciens une image de bon augure ; aussien trouve-t-on bon nombre sculptéssur les murs ; dans cette boutiqueétaient beaucoup de vases, des médica-mens desséchés, une grande quantité detrochisques ou tablettes rondes, des pi-lulles et un beau candélabre en bronze.

Voulant me faire connaître la distri-bution intérieure d’un édifice ancien, etayant à choisir parmi tant de maisons ,l’abbé me conseille de commencer parcelle de Pansa comme une des plus belleset aussi des plus complètes. Il (m’ac-compagne et m’explique tout dans leplus grand détail.

Sur la gauche de la voie Domitienne,en face de l’édifice des bains publics,est cette maison, complètementisolée, entre quatre rues. Les An-ciens nommaient ces massifs insulœ ,N.

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îles. Le centre de celle-ci est la mai-son proprement dite, elle est entouréepar des boutiques, dont la location rap-portait beaucoup au propriétaire.

Le commerce chez les Romains étaitconsidéré comme une occupation dé-gradante, surtout s’il n’était pas exercéen grand. Us y employaient donc leursesclaves ou d’autres mercenaires, à quiils donnaient un logement chez eux ;d’autres fois ils louaient ces apparte-mens à des gens qui étaient alors dési-gnés par le nom cTinquilinus. Un es-clave avait la surintendance de ceslocations et en recevait le montant,on le nommait insulaire ; quelquefoisencore cet esclave vendait pour leurcompte le superflu de la récolte, onl’appelait alors dispensator.

C’est ce qui se fait encore dans plu-sieurs grandes villes d’Italie , où beau-coup de grands seigneurs occupent lesplus beaux appartemens de leur palaiset louent les étages inférieurs. AFlorence même chaque noble proprié-taire fait vendre en détail son vin etson huile.

Ainsi avait fait Pansa. Il occupaitle centre, et avait loué les apparte-mens extérieurs à un boulanger ou àd’autres petits commerçans, pour letrafic desquels ces boutiques étaientparfaitement adaptées.

Posticulum hoc recepit, eum æiles yendidit.

Plaut.

Il garda ce réduit en rendant sa maison.

Dans Sallusle, Catilina appelle Ci-céron cwis inquiiinus , lui reprochantde donner ses maisons en location, etd’en tirer parti comme un entrepre-neur.

L’on voit encore près de l’amphi-théâtre un écriteau par lequel JuliaFélix , fille de Spurnius, riche proprié-taire, ollre à bail pour six ans un vaste

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