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[2] (1835) Royaume de Naples, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] : Sicile et Malte, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] / par C.-D. de la Chavanne, D.-D. Farjasse et P****
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L’ITALIE .

édifice contenant un bain, un vcnc-reurn, toujours voisin de ce dernier, etneuf cents boutiques avec leurs dépen-dances.

Le luxe de nos magasins à la modeexistait dans ces boutiques qui for-maient presque toujours le devant deshabitations. Leur pavé était en mo-saïque. Elles avaient ausi leurmusée enplein vent. Unbœuf était peint sur laboutique d’un bouclier, et le groupedes vendangeurs, représenté sur celled’un marchand de vin , a été imité parle Poussin.

Les n°M, 2 et 3 .(PI. 5 j) sont des bou-tiques où l’on a trouvé les couleurs néces-saires à la peinture à fresque. Il paraît,par des restes d’escaliers qui sont sur undes côtés, que ces boutiques communi-quaient à l’étage supérieur ; on y retrou-ve ces mêmes murs peu élevés, sur les-quels on mettait les jarres d’huiles oules autres marchandises. La premièrea une fenêtre et tient à une cour deplein pied par laquelle on pénètre dansl’intérieur.

De 4 à i4 sont autant de boutiques,parmi lesquelles le n°. 6, qui commu-niquait avec l’intérieur, aurait été celleoù se tenait l’esclave chargé par Pansade vendre ses denrées, dispensator.

Les n">. i 5 à ig présentent la bou-tique d’unboulanger, le n°. 1 5 était celleoù se détaillait le pain ; le n<>. 16 étaitle pistrinum, où est indiqué le nom-bre des moulins à grain et la placequ’ils occupaient ; tout à côté était unmagasin de bois n'.iyet le fourn°.i8;sur un des panneaux de ce four onlit cette inscription en rouge :

Hîc habitat félicitas.

Ici habite la félicité.

et on voit un Phallus sculpté enbas-re-lief. C’estl’emblème d’un boulanger, quiservait aussi d’amulette chezles anciens,

pour conjurer certains maléfices.M. Arditi a pensé que ce boulangerl’avait placé là comme une espèced’assurance. *

Dans len°. 20 était un magasin atte-nant et dépendant du n°. 5 .

Le n“. 21 semble avoir formé unquartier à part ; deux des chambres ontdes fenêtres sur la rue qui conduit auforum, situé ducôté dumidi. Uneported’entrée ouvre sur la rue et ne com-munique pas avec l’intérieur. Les au-tres boutiques consistent en une ouplusieurs chambres avec des marchesqui les élèvent au-dessus du sol ; l’uned’elles seulemen t a une communicationavec l’intérieur.

L’entrée principale de la maisonn°. 22 est ornée de deux pilastres d’ordrecorinthien; à côté d’un de ces pilastreson a trouvé l’inscription suivante :

Pansam ædem Parafas rogat.

Elle fait présumer que Pansa étaitle maître, et Paratus sans doute l’es-clave chargé de la vente dans la bou-tique dont nous avons parlé ; ou bienParatus était-il le propriétaire de lamaison, et Pansa son patron à Rome ?

Entre les deux pilastres était la porteextérieure et à l’autre extrémité dupassage celle intérieure, toutes deuxd’airain. D’après un règlement, lesportes des mai sons ne devaient s’ouvrirqu’en dedans. Le seul Lucius VerusPublicola obtint, par un décret du sé-nat, le privilège de faire ouvrir lessiennes sur la rue.

Macrobe et Aulugelle donnent lenom de vestibule à cette portion de lamaison, située entre l’entrée et la pre-mière cour ; mais Servius et CeciliusGallus veulent que ce soit cette por-tion en dehors de la porte, et qui ce- •pendant n’est pas encore dans la rue.

D’après Macrobe , le n°. 23 serait le