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[2] (1835) Royaume de Naples, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] : Sicile et Malte, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] / par C.-D. de la Chavanne, D.-D. Farjasse et P****
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POMPEI . i 3 i

vestibule presque toujours orné decolonnes , et dont le pavé était recou-vert d’une matière colorée ; ce pavéest ici en marbre blanc. Cette entréeformait le prothyrum.

Nous voyons ici les effets de la su-perstition des payens. Un clou arrachéà un sépulcre et enfoncé dans un deslinteaux de la porte était supposééloigner toutes les visions etles spectresdelanuit, appelés larves, oubien des fi-gures cabalistiques ou magiques tracéessurle mur préservaient les propriétairesde la crainte du feu.Un esclave se tenaitdans ce vestibule, ety remplissait l’officede portier, ostiarius. Quelques uns veu-lent que cet esclave fût enchaîné avecun chien ; mais cette assertion paraîtpeu probable ; quelquefois un chienseul défendait l’entrée de la porte; dansquelques maisons on se contentait dele peindre sur la muraille avec cetteinscription, cave canem « prenez gardeau chien » . Suétone indique cette an-cienne coutume. Sur le seuil était écriten mosaïque SALVE, salut.

Pétrone décrivant la maison de Tri-malcliion, appelle ce passage aclitum.

lu aditu ipso stabat ostiarius prasinatus.

Pét. Sat. 18.

Dans le passage même se tenait le portier vêtu de rert.

Il ajoute qu’au-dessus du chien, peintsur la muraille avec cette même inscrip-tion, était une pie à laquelle on avaitenseigné à prononcer le mot salve, enmême temps que contre la porte était,affiché un avis, menaçant de cent coupsde bâton celui qui en franchirait leseuil sans permission.

Dans le palais d’Àlcinoüs, ces chiensétaient d’or ou d’argent. Nous voyonsdes chiens sur les portes de Mycènes ,sur celles des temples égyptiens, enfinles poètes anciens ne les ont point ou-bliés à l’entrée des régions infernales.

La petite chambre n°. 29, la plusprès de la porte, était la cellule duportier, cœlla ostiarii.

Dans le vestibule, les cliens d’unrang inférieur attendaient le bon plai-sir du patron, tandis que ceux d’unrang plus élevé et les amis du maîtrepassaient de suite dans l’atrium oucavœdium , qui était un carré long , lecortile de Florence et de Rome . Lecavædium de la maison de Pansa étaittoscan.

Les murailles sont ornées d’ara-besques. Il est entouré d’une rangéede petites chambres séparées, dispo-sées comme les cellules d’un cloître,et généralement moins grandes. Ellessont sans fenêtres, ne recevant de jourque par la porte d’entrée. Ces cham-bres, n°‘. 25 à 29, sont destinées auxesclaves et à la domesticité.

C’est sur le seuil de l’atrium, etnon sur celui de la première entrée,qu’est écrit le mot salve. La maisonayant deux vestibules, on l’a placé àl’entrée la plus noble. Ce mot indiquaitque l’on serait le bien-venu. L’archi-tecture et la distribution de cette mai-son, les ornemens, les fresques, toutindique l’opulence ; elle appartenait àl’un des premiers citoyens de la ville;le marbre s’y voit de toute part.

Dans le centre est l’impluvium,n°. 3 o, ou réservoir pour l’eau de lapluie, qui y tombait par des canauxet allait ensuite se rendre dans uneciterne, quelquefois contiguë, d’autresfois placée au-dessous. Cette eau ser-vait pour les usages domestiques. Unpetit seau avec sa corde était attaché àun puits. Le pavé de l’atrium est enmosaïque et en carreaux de marbre.

Servius dit que dans l’atrium étaientles autels des dieux. Nous voyons,n°. 3 i, un petit piédestal destinéà recevoir une statue.